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Tout les matins dans l'autocar,
A l’abri des regards,
Je vie un grand jour,
De ses yeux chargés, aucun détour,
A bout portant, percé d'amour,
Dans ce vide à en n'en plus finir ;
Un parfum que je savoure,
L'idée de m'en blottir,
Jusqu'à la frontière du plaisir,
Je veux bien être l'amant,
Tout contre toi, je veux sentir,
Ton cœur se débattre, obstinément,
Laissons nos sentiments nous envahir,
J'ai tant besoin de ta présence,
Je me sens si nu, quand j'y pense,
Oh toi, pour qui je ne cesse d'en pâtir,
Juste une larme ou juste un rire,
Les sentiments s’entremêlent dans une danse ;
Comment pourrais je te le dire ?
Devrais je te suivre en cadence,
Ou encore t'aborder sans grappins,
Au risque de tomber à l'eau,
Bras tendu vers le haut,
Me laissant sombrer jusqu'à la fin,
Je ne perdrais jamais ce regard,
Du tréfonds, il me servira de phare,
Qui me guidera vers toi, mon amour,
J'attendrais, encore et toujours,
Du quai des cieux, rivé sur l'avenir
L'espoir d'une nouvelle chance ;
Comment pourrais je le dire ?
Tes défauts n'ont nul existence,
Jusqu'à ce que l'arrêt me fasse atterrir,
Tu disparais à n'en plus finir,
Et dans ma décadence,
Je pense, à demain ! En silence.
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