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Souvent, avec mon ami, je me promène
Par-delà les murs qui nous enserrent,
Tu es près de moi et nos pas nous mènent
Tout près de la fontaine close par tous ces lierres.
Nous avançons l’un près de l’autre
Ecoutant notre souffle au rythme de nos pas,
Nous apercevons tout en bas le cotre
Qui nous emmènera au loin, tout là-bas.
Un autre jour, nous prendrons cette allée de tilleuls,
Pour redécouvrir le château du Bois Doré,
Nous y sommes si souvent rendus avec nos filleuls
Mais jamais, tous les deux, ne l’avons apprécié.
Te souviens-tu de la découverte de ce château
Baigné par le soleil avec tous ces tilleuls en fleurs,
Dans cet écrin jaune d’or, l’émotion à fleur de peau,
Nous aurions versé une larme, j’en ai peur.
Peut-être pourrons-nous continuer notre chemin
Vers la splendide demeure de la Grange aux Belles,
En marchant doucement, nous n’effraierons pas les lapins
Mais nous y ramasserons sans doute quelques chanterelles.
Tiens un bel avion bleu et blanc passe dans le ciel,
Nous le regardons partir vers nos rêves les plus fous.
Les abeilles amassent leur nectar pour leur miel,
Nous apprécierons cette gourmandise de grigous.
Dommage, depuis ce matin le temps est si gris,
Je ne sais pas bien où nous pourrions aller,
J’ai pris mon imperméable et mon parapluie,
S’il pleut, nous ne serons pas trop mouillés.
Je vais m’asseoir sur la pierre froide et grise,
Je ne voudrais pas trop te déranger,
Tu es près de ta toujours belle Eloïse,
Alors je ne peux pas trop insisté.
Eloïse, si ce chauffard ne te l’avait pris,
Mon ami, tu aurais résisté au cancrelat.
De te battre, tu n’en avais plus l’envie
Ni de rester parmi nous, ici-bas.
Mais je dérange sans aucun doute
Avec mes rêves de promenade,
Tu dois savoir ce qu’il me coûte
De rester seul dans cette vie fade.
Je reviendrais demain au petit matin
M’asseoir près de toi sur cette pierre grise,
Nous repartirons dans nos rêves, c’est certain,
Mais tu n’oublieras jamais ta belle Eloïse.
Juillet 2017
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