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La plaine inerte en sommeil
clouée par le soleil
qu'aucun souffle n'anime
s'étend des racines aux cimes
seule la lumière blanche
semble vivante
l'eau fraîche à peine
murmure son haleine
sur les hauteurs qui culminent
la chaleur bientot domine
nul bruit, nul pas ne sonnent
même les échos dorment
Aujourd'hui comme hier
le même décor pour prières
en cette chapelle sanctifiée
vit l'ombre de ce fils sacrifié
On imagine sans peine
sa vie d'ermite sans haine
s'abritant des bruits assassins
des paroles et des guerres sans fin
Entre les hommes et le ciel
Ni dieu, ni saint, ni immortel
un homme tout simplement
ici, saluait chaque levant
Etait ce là sa place
Lorsque la vie est si lasse
Etait ce là sa vérité
Je m'en vais et ne sais
Seule la lumière blanche
semble vivante...
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