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Ma mémoire à l’oubli sujette
Se perd en souvenances floues
Qu’elle abandonne ou qu’elle jette
Sans sépulture dans ses trous
Son désarroi me déconcerte
Mais je ne peux, je lui dois tant
La laisser courir à sa perte
Et à la mienne en même temps…
Elle qui fut éléphantesque
Et qui fit tout, pour que j’oublie
De m’être comporté grotesque
Dans mes audaces, mes phobies
Qui m’affranchit de mes bassesses
Remémorant à mon esprit
Qu’enfant, si je servis la messe
J’eus à l’école un premier prix
Jamais je n’eus pour me défendre
Une avocate dont la voix
Semblant la mienne à s’y méprendre
Plaidait ma cause mieux que moi !
Subjugué, lui offrant à boire
Un nectar de notre terroir
Elle ouvre grande ton armoire
Et extrait d'un ancien tiroir
Ce souvenir indélébile
Innocent, pur, attendrissant
Où je perdis dans une idylle
Ma fleur étant adolescent.
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