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Je suis obligé de recommencer, car l'on a bloqué mon site et
j'ignore les raisons, car parler de la prostitution n'est pas un
sujet contraire à l'éthique,et puis ce site est sensé être un lieu
d'échanges, non soumis à des protocoles antédiluviens et
obsolètes.
Si subitement un badaud flegmatique, un flâneur nonchalant
venait à m’accoster pour me poser cette élémentaire question
concernant une simple définition de l’amour, ma cavité buccale
demeurerait silencieuse, et je me ratisserai le cuir chevelu et me
gratterais le menton.
Je me trouverais, sans aucun doute dans l’incapacité absolue
d’articuler une explication logique et cohérente, car j’ignore la
signification exacte de ce mystérieux vocable.
Et puis, diantre, d’éminents prosateurs et des versificateurs
plus illustres que moi sont parvenus codifier d’incomparables
passages sur ce sujet.
Que pourrais-je inventer ou ajouter sur ce délectable thème, qui
a été maintes fois croqué et peint sous la plume astucieuse d’un
littérateur émérite, et savamment peint et croqué sous de
multiples et diverses encoignures, au risque de me silhouetter
sur la toile opaque de la médiocrité.
Dois-je m’ensevelir dans l’assombrissement des saisons, et me
souvenir de prime abord de ces embrassements hâtifs, de ces
étreintes furtives et de tous baisers volés, que j’ai niaisement
segmentés lors de mes primitives de jeunesse.
Évidemment, j’ai beaucoup de moments de pénurie, car en ces
temps précédents, les conventions sociales étaient inflexibles,
et il ne suffisait pas de prononcer d’anodines calembredaines
pour dérober un cœur de sublime jouvencelle.
Parfois, Cupidon, dans sa considérable bienveillance, prélevait,
dans son flamboyant carquois, une séraphique flèche, et enfin le
prodigieux miracle s’accomplissait selon des principes plus ou
moins fuligineux.
La rencontre inopinée de deux créatures ingénues, dont les
désirs sensuels s’éveillaient simultanément, cette soudaine
révélation de nos appétits charnels s’avérait être la première
manifestation de nos pulsions impudiques.
Je pense, à juste titre, que je n’ai pas encore acquis une
expérience suffisante de l’existence, mais je n’ignore pas
la souveraine emprise et le pouvoir ensorcelant de la
plastique féminine.
J’ai compris à travers mon vécu quotidien, et l’étude des
événements historiques, que ces délicieuses vénus avaient la
capacité de rendre un homme heureux ou de le réduire en
cendres.
À présent, je vais vous communiquer mon nouveau poème, qui
traite un sujet tabou, celui de l’univers de la prostitution.
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Comment méconnaître,| les guets - apens des vents,
Les balandrans des pluies,| les fouets invisibles
De ces froids furieux,| de ces cieux terribles
Aux moires bleuâtres,| aux reflets innocents.
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Par quel moyen, saisir,| lors de courtes visites
Les silences des quais,| d’effluves recouverts,
S’étendant sur les parcs,| jardins, espaces verts,
Et percer les secrets| des classes composites.
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Ville˽ hanséatique,| rubis des flots du Nord,
Port actif et vaillant,| Hambourg, cité divine
Près de l’embouchure| d’une˽ Elbe serpentine
Vous confond et surprend| au premier abord.
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Cette belle voie d’eau| insérant ses semences
En des grès anciens,| nommés Monts des Géants
Irrigue des contrées| par canaux verdoyants
S’unissant joliment| à travers confluences.
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Mère d’un complexe| de végétations
Se répandant le long| de son itinéraire,
Choyant faune˽ et flore| de façon exemplaire
Elle reçoit toujours| vols et migrations.
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La douce brisure˽ en| deux pittoresques branches,
Dans l’infinitude| gagne ses unités.
En aval, les ramées, | dans leurs proximités
Sublimement tressent| leurs chevelures blanches.
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En ce vaste bassin,| réservoir fluvial,
Un concert de réseaux| entre Rhin et Baltique
Pour homme˽ industrieux| ou âme romantique
Trémule˽ entre touffeur| et climat pluvial.
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Dans un carmin district| de coruscations rouges
Éclot un quartier,| proscrit pour top - model
Où naissent savamment| d’un florissant bordel
D’un éden de stupre,| ou d’inlassables bouges.
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Très loin du carrousel| des porte-conteneurs,
Et des grues, regagner| cette fantaisiste
Reeperbahn, investie| d’une˽ onde˽ hédoniste
Afin de s’éclipser| au cœur des promeneurs.
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Énumérer néons,| écumer plates-formes,
Sonder les artères| d’un vif Sankt Pauli,
Baigné par des senteurs| de bois, de patchouli
En quête de poupées| pour biffer soifs énormes.
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Cachés par des cloisons,| murs couverts d’interdits,
Des passages discrets| scindés par des pancartes
Guident des matelots| entortillés de spartes
Vers des devantures,| des paradis maudits.
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Ces journées de torpeurs,| et paresses gélives,
Dépensées tout autour| des bars et cabarets,
Lieux de détresse,| pareils aux lazarets,
Gravent les empreintes| des mœurs alternatives.
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Éteint l’eldorado| des fileurs de torons,
Voici, venue l’heure| des chanteurs d’opérettes.
Des nuits du music-hall,| des vesprées de buvettes,
Le printemps des rixes,| des plaisirs, et jurons.
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Sur des goudrons brûlants,| lotis en petits groupes,
Se meuvent des passants,| des rôdeurs, des chalands,
La licence conduit,| ce troupeau de marchands.
Vers des fauteuils vêtus,| d’alléchantes croupes,
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Cette procession| d’étonnants tabourets,
Habillés de jambes| exposés en vitrines.
Ces merveilleux divans| engorgés de poitrines,
Sans répit, capturent| d’évanescents hourets.
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L’abus de bas en soie,| ou de jarretière,
Ensorcèle le cœur, | affole le regard,
Et je dirais même,| sans paraître ringard,
Qu’il guide le client,| droit au cimetière.
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Mieux vaut s’exposer| à la beauté des fleurs,
Se bercer de rêve,| pendant les flâneries.
Rechercher le calme,| fuir les mesquineries,
S’écarter des affronts,| et des mots persifleurs,

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