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Ame Soeur
La nuit bien avancée ne nous a pas emportées
En ses songes doux que nos rires repoussent encore
Nous entonnons « se canto », une nouvelle fois, pas trop fort
Avant de se laisser aller aux bras de Morphée
Des instants magiques avec toi
Quand je venais m’évader auprès de celle
Qui entourait d’amour et de tendresse
A donner toujours tout de soi
Les petits trésors cachés dans la grande armoire
Que l’on passait des heures à regarder
Commenter tes bouts de vie et raconter
Mille fois encore, sans se lasser, tes jours, ton histoire
Ce temps que tu avais traversé loin de mes yeux d’enfant
Qui semblait si loin, tellement tes quotidiens étaient différents
De ceux que je vivais en ce temps ou l’enfance
Transformait tes récits en folles aventures pleines d’insouciance
Aujourd’hui je garde au fond de moi
Ces doux instants à jamais gravés
Morceaux de vie précieux, plein de riens pas fanés
Et toujours j’y reviens tellement ils manquent ici bas
Souvent lorsque ma vie semble se perdre à contre courant
Tes mots résonnent à mon oreille, tes rires et sourires
Soulagent et soulèvent le cœur qui reprend alors son élan
Les pas semblent plus légers, la route fleurie de plaisirs
Tant de choses comprises au fil du temps
Que j’aurai aimé te dire de ton vivant
Puisse mes prières t’atteindre au creux de la vie
Qu’aujourd’hui tu embrasses ailleurs, ô, merci
Aucun mot ne saurait dire tout ce que tu m’a laissé
D’aucun ne saurait voir la lumière que tu m’a donné
Une âme sœur, je crois, puisque tu reste celle
Qui toujours vient lors des heures cruelles
Et du plus bel hommage que je pourrais te rendre
Reste celui d’embrasser la vie, que tu as tant aimée
Protégée et servie, toi qui avait compris
Malgré les épreuves, qu’aimer, donner et rire, sont la récompense de la vie
A Françoise ....
SL le 20 juin 2005
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