|
Respectueux, le soleil s’efface à l’horizon ;
Le soir dépose son lourd manteau sur nos épaules ;
Le vent caresse langoureusement les herbes folles ;
La rivière, calme et limpide, coule son bruit de fond ;
L’ombre de la maison s’est épuisée à se suivre ;
Les oisillons goûtent gaiement la douceur du nid ;
Majestueux, le vieux chêne continue sa vie ;
Un enfant, dans le lointain, s’époumone au cuivre ;
Le flair du chien apprécie les moindres odeurs ;
Inlassablement les fourmis amassent leur butin ;
Le tintamarre continue des moteurs s’éteint ;
Sa fraîcheur protégera la beauté des fleurs ;
Des claquements secs signalent que le passé sombre ;
Un cri, des pleurs, elle sera bientôt parmi nous ;
La douceur l’emporte sur la violence à genoux ;
L’apparition des étoiles dit qu’elle sera belle ;
Les chats, amoureusement, l’espèrent éternelle ;
Mon Fils : apprécie à sa juste valeur la sombre
Et toujours resplendissante nuit.
Juillet 1983
|