|

Le Viagra ( Spécial Saint Valentin )
Voici l’histoire d’un vieux couple qui à 80 ans
se retrouve au lit le soir de la Saint Valentin
La dame exceptionnellement en nuisette et
porte jarretelles ce soir là dit à son époux
qui s’est délesté de son slip kangourou :
Mais que se passe t-il ? j’y suis plus habitué,
En plus de tes bisous, tu me fais des câlins,
Ce soir dans les orties, tu veux pousser mémé
Et mettre le paquet….là , tu m’en bouche un coin !
As-tu pris du Viagra, du Kif, de l’OPO ?
Tu es surexcité, on peut plus t’arrêter,
Tel le soldat Ryan qui me prendrait d’assaut,
Comme un fou dans la chambre, tu viens de débarquer .
Ce soir, tu te rattrapes grâce à la molécule,
Ca va être ma fête pour la Saint Valentin,
Je t’ai fait mon gros chou avaler la pilule,
J’ai pas envie au lit de rester sur ma fin.
Oui, avec ce médoc, t’as retrouvé la niaque
Et sans aller à Lourdes, il t’a bien requinqué,
Pour rentrer dans la grotte, il a fait des miracles,
Crois moi ta stalagmite est vraiment bien montée.
Même à 80 ans, j’aime les galipettes,
Bien sur, j’ai de l’arthrose, ça me rend moins tonique,
Si je suis plus capable de faire la brouette,
Y’a d’autres positions qu’encore je revendique.
Tu redeviens fringuant et cela m’émoustille,
Moi, je tiens bon la barre et je mouille où je peux,
Chéri, mon cœur chavire, redresse un peu la quille,
Avec toi je suis prête à filer trente nœuds !
Oui, c’est grâce au progrès de notre médecine
Que tu peux mon amour tenir pendant des heures.
On m’avait prévenu, cependant j’hallucine,
Il est 5 heures du mat et t’es plein de vigueur !
Ca fait déjà un bail que ta Flûte m’enchante
Et tout comme Mozart, tu mènes ça Rondo,
Bien que ta prestation soit fort impressionnante,
Marcel modère toi… vas-y piano…piano
Devant un tel panache, comment battre en retraite
Et quand ma bouche souffle dedans ton vieux biniou,
Je me dit qu’à côté de cette zigounette,
Le nez de Cyrano n’est qu’un petit joujou.
Tout naturellement, tu trouves le passage,
T’arrives à t’introduire sans aucune effraction
Et sans te retirer, tu reviens à la charge
Tout comme à Austerlitz l’a fait Napoléon.
Ce soir, c’est Chandeleur , tu me prend pour Suzette
Tu m’retourne comme une crêpe côté recto verso.
Ah ! quel champ de bataille, sans tambour ni trompette,
Tu ne contrôles plus Marcel ta libido.
Tout cela me rappelle notre prime jeunesse,
Fallait pas me prier pour chauffer ta bougie,
Faut dire qu’en ce temps là, j’avais le feu aux fesses
Et t’étais pas du genre à calmer l’incendie !
Quelle révolution ! quel progrès scientifique
Car avec le viagra, pas besoin de tuteur,
Avant je m’énervais et c’était la panique,
Pour te la redresser, ça me prenait des heures.
Les années ont passées et comme d’habitude,
L’envie est retombée tout comme ton zizi,
Pour moi c’est évident, le coup a été rude,
Heureusement ce truc t’a vraiment rajeuni.
Midi vient de sonner et tu me dit : ‘’ encore ! ‘’
Je crois que le viagra continue son effet,
Y’a que le matelas qui n’a plus de ressort,
Tu as du avaler les douze comprimés !
Claude
Poème de 2016
Plein de bisous à toutes et à tous
https://www.youtube.com/watch?v=k3Fa4lOQfbA
|