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Elle n'est pas gaie
Elle n'est pas triste,
Elle est plane
Comme une plaine
Où nul oiseau ne plane...
La vie va vite
Et elle l'a vue filer
Et quand elle se retourne
Son regard se détourne
Pour ne pas affronter
Les songes fous fânés
De ses belles années
Quand le soleil l'aveuglait
Et l'amour aussi.
Elle voit clair,maintenant
Quand elle baisse les yeux...
Pas de révolte
Pas de colère
Pas de chimère
Dans ce coeur qui égrenne les jours,
Comme une vieille horloge
Fatiguée,implacable.
Elle se sent impuissante,ignorée
Comme une poignée de sable.
Sa tête est vide
Son regard limpide
et creux.....
Elle n'attend plus personne
Et pourtant elle attend...
Quelqu'un viendra la voir
Avec un châle noir
et des yeux en amande.
Elle la trouvera belle
Elle ne verra plus qu'elle,
Et la Mort,
-puisque c'est elle-
La prendra dans ses bras,
Doucement,doucement,
Afin de ne pas briser
son corps de fleur froissée.
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