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La haine.
Elle tourne autour de vous pour mieux embobiner.
Et en simplifiant tout, vous empêche de penser.
Elle vomit ses outrances, déteste la courtoisie.
Sa violence est sauvage, sa fureur infinie.
Elle rumine de rage sa funeste rancœur,
amplifie les outrages pour attiser les peurs.
Elle fait perdre la raison, gangrène les pulsions.
Elle vénère l’exclusion et les persécutions.
Affronter sa colère c’est défier un volcan,
un tremblement de terre, la tempête sur l’océan.
Sa parole est vulgaire et la voix toute tremblante.
Ses gestes brassent de l’air d’une manière démente.
Des passages à l’acte, extrêmement virulents,
vous font vivre l’enfer, des moments répugnants.
La terreur qu’elle inspire atteint son paroxysme,
les agressions physiques pulvérisant l’altruisme.
Une brusque intolérance enflamme l’atmosphère,
propage l’inimitié et déclenche des sales guerres.
Les dégâts sont immenses, les troubles irréversibles.
Personne ne sort indemne de ces crises irascibles.
L’humain mérite mieux afin de bien s’entendre
sans la férocité, le venin de l’esclandre.
Chaque escalade verbale, pleine d’agressivité,
renforce surtout le mal et nous met en danger.
Sans tomber dans l’excès d’une bonté bouche bée,
redonnons aux échanges des allures civilisées.
Au lieu de se maudire, de prôner l’invective,
éduquons au débat, la critique, l’esquive.
Un adversaire coriace n’est pas un ennemi.
Vous pouvez être tenace sans menacer sa vie.
Evitez l’arrogance et toute forme de mépris.
Mettez dans la balance un peu de fantaisie.
Grâce à la bienveillance, un soupçon de confiance,
apportez aux divergences une sereine connivence.
C’est bien d’avoir raison sans faire de remontrances.
Pas grave d’avoir tort en prenant de la distance.
L’important est toujours de maintenir le dialogue,
échanger de vifs avis sans être démagogue.
Et si le compromis n’est pas envisageable,
mettons fin à la polémique de façon honorable.
Un duel oratoire est un magnifique exutoire.
Une sinistre bagarre ne règle aucune histoire.
Une dialectique hostile sert un combat stérile.
Le respect mutuel rend les choses plus faciles.
Choisir le vivre-ensemble ne veut pas dire s’aimer.
Mais pour mieux se comprendre, il faut s’apprivoiser.
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