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Le vent lent s'emporte

le mercredi 20 février 2019, à 14:45. Posté par BARRY. MOUSSA



    Bien souvent
    Le grand vent
    Qui s'élance,
    À outrance,

    Fait l'orgueil
    Jusqu'au seuil
    De ma porte
    Et s'emporte.

    Le grand vent
    Violent,
    Sans empire,
    Fait vent pire,

    Ne sautant,
    Ne passant,
    Babioles,
    Mes bricoles !

    Bien souvent,
    Le grand vent,
    Qui me chasse,
    Me tracasse.

    Il est vent
    Dominant,
    Qui fréquente
    Ma charpente.

    Il est gris
    De débris,
    De bagages,
    Et plumages,
    Soulevés,
    Et ventilés.

    Il emporte
    En cohorte
    Mes amis
    De jadis.

    Le vent m'est,
    Qui soumet,
    Ceux que j'aime
    À l'extrême.

    Sais- je, tant,
    Pourquoi, vent,
    Se comporte
    De la sorte ?











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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Rêveuse le mercredi 20 février 2019, à 15:31

bonjour Barry Moussa!

Des vers de trois syllabes bien adaptés à cette description du vent "dans tous ses états" qui vient déranger l'ordre établi , chambouler tout sur son passage !

Une belle performance que cet écrit, une strophe m'a fait penser à la Complainte de Rutebeuf ...

"que sont mes amis devenus .....
et il ventait devant ma porte , aussi le vent les emporta..."

Merci à vous, je déteste aussi ces grands vents au sens propre et figuré !!!!

belle fin de journée ici sous le soleil avec mes meilleures amitiés!

barrymoussa180 le mercredi 20 février 2019, à 15:46
Bonsoir Rêveuse, j'ai pensé au vent, quand il devient violent, rien n'est épargné, hommes, bêtes, objets, l'animé et l'inanimé, il emporte tout ce qu'il peut.
Oui, en emportant les amis, c'est chose dure et ça fait penser à Rutbeuf, dans je crois son dernier vers de sa complainte, ce poème va aussi dans ce sens, il fallait plomber le vent et le
faire porter cette responsabilité.
Merci Rêveuse pour votre beau commentaire, bonne journée à vous, avec mes sincères amitiés.

liameliavq le dimanche 03 mars 2019, à 10:39
Un ouragan dévastateur et funeste est difficile à accepter, au sens propre comme au sens figuré.
Notre tâche est de reconstruire, d'avancer... y compris avec l'absence des êtres chers et C'est le plus dur à faire.
J'ai beaucoup apprécié ce poème orné de vers courts réguliers irréprochables.
Mes amitiés.
LN.

barrymoussa180 le dimanche 03 mars 2019, à 16:14
Bonsoir liameliavq,
Merci de votre disponibilité, merci beaucoup,
Le vent, lorsqu'il est violent, vous l'avez dit n'épargne rien sur son passage, et vous avez vu juste, ce vent dont il est question doit être compris dans les deux sens, le sens propre et le sens figuré,
Dans le sens propre, c'est le vent violent qu'on connaît, tel l'ouragan,
Dans le sens figuré, il s'agit tout simplement du destin,
Merci liameliavq, merci LN.
Mes sincères amitiés, bon Dimanche à toi.

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