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I
A l'intérieur des grands remparts,
D'où émanent les cris des gens saouls,
Et où le vin, sans entonnoir,
Transforme les plus saints en fous,
Un bien grand bûcher se prépare.
En son centre on voit une femme,
Pseudo-enchanteresse noire
En future repas des des flammes.
La pauvre se débat, hurle, crie,
S'agite fort contre le bois ;
Mais alors que son écho fuit,
Le feu s'approche de sa proie.
II
"Mais quel péché a-t-elle commis ?" me diriez-vous,
"Quelle formidable faute fut faite, Ô mon Dieu,
Pour qu'elle mérite ainsi l'effroyable courroux
De cette foule remplie d'ivrognes odieux ?"
"Oh, si vous saviez" dirais-je. "Un crime horrible :
Elle est, devant une de ses pairs, tombée en pâmoison !
Nous devons empêcher cette liaison terrible,
Et des fleurs de Lesbos arrêter l'éclosion.
III
Pour une idylle différente, on condamne au bûcher.
Les flammes pour les roses arc-en-ciel ; telle est leur destinée.
L'amour s'alterne à la haine en un cycle "parfait".
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Notes : Ce poème a été écrit il y a 1 an.
La femme, ce personnage (fictif), est condamné au bûcher pour être tombée amoureuse d'une de ses pairs, une autre femme. J'ai mis ce poème dans un contexte un peu Moyen-Âgeux pour souligner le caractère arriéré et rétrograde de certaines personnes vis-à-vis de la question de l'homosexualité, et parfois même extrémiste.
Dans la deuxième partie du poème, je fixe le récit en point de vue interne, un nouveau personnage, qui explique. Il n'a évidemment pas mon opinion sur la question, il en est l'opposé (j'ai quand même exagéré un peu sa façon de parler, histoire de mettre en avant l'ironie).
Si j'ai écrit cela c'est pour protester contre ce genre de discours dangereux et malsains, qui sont nocifs dans une société comme celle dans laquelle nous vivons. Elle n'est pas parfaite, certes, mais sur ce point là elle évolue dans le bon sens, et les gens qui ne sont pas hétéros sont de plus en plus mis en lumière.
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