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https://youtu.be/Ve4i6zHyQUk
* Conte lunaire.*
« Être ou paraître, elle ne peut choisir ! »
Il y a longtemps,
Presque une éternité,
La lune s’est demandé,
Où, sur la terre, se promener
Pour y être au mieux admirée ?
Une Cité s’est écriée, sans hésiter,
Que se serait au-dessus de chez elle,
Qu’elle serait vue en grande curiosité,
Par beaucoup de ses Citadins habituels
Qui vaquent pressement à leurs activités
En plus, cette Cité ajouta à son argument,
Que la pâle lumière de cette astrale flâneuse,
Serait tant rehaussée par toutes celles venant,
Des réverbères de ses avenues sinueuses,
Qu’elle en serait ainsi fortement embellie.
Une Campagne, gênée d’être ce qu’elle est,
Dit alors à la lune, que sa promenade rurale,
Était, pour elle, une joie et un plaisir vital,
Car c’était elle qui, toutes vies, conformait.
Ses paysans l’aimaient telle qu’elle était.
En plus, la Campagne lui déclara tout de go,
Qu’elle chérissait son laiteux visage de Pierrot,
Qui éclairait doucement ses belles clairières,
Faisant hurler le loup et chanter la hulotte,
Étant pour les fées, bien adorable loupiote.
Il y a longtemps,
Presque une éternité,
La lune ne put choisir sur la Terre où se promener,
Ainsi, aujourd’hui, nous là voyons toujours hésitante
Entre la futilité orgueilleuse du « m’as-tu-vu », d’une Cité
Et « l’utilité du ce qu’elle est », que lui attribue une Campagne ?
Sachez donc bonnes gens que nul, qui les aime vraiment,
Ne peut point choisir en préférence entre ses propres enfants !
Johan (JR.).
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