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Je vins au monde, noire était ma peau,
Enfant je restais tout noir au ghetto.
Soleil caressait mon visage noir,
Mais noire était peur que l’on pouvait voir !
Malheur était noir, souvent, j’eus très faim,
Peau restait noire, je sentais la fin…
Mais toi mon ami, la blancheur te couvre,
Tous les jours te vois de blanc qui recouvre !
Le soleil te choie, tu deviens rouge,
Tes peurs sont vertes, quand les ombres bougent…
Ton abondance remplit bien l’aune,
Quand tu manges trop, tu deviens jaune,
Tu avais toujours, ce n’était fini,
Pourtant loin d’être sûr, point de paradis !
plumedefou
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