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VERS SANG
C’est un silence que je connais,
Une présence qui me suivait,
Une solitude de chaque jour
Qui rend aveugle et sourd.
Une plume qui me brûlait,
Du papier qui se froissait,
Des mots comme du sang
Qui viennent d’en dedans.
Je vis avec mes maux
Que j’écris au couteau,
Une simple dérision
Comme arme de précision.
Des syllabes en notes majeurs
Pour briser une douleur,
Qui me fouette à mort
Sans effacer mes remords.
Mais la poésie est un cri
Qui vie à l’intérieur sans bruit,
Elle est douce maîtresse
Qui c’est ce faire tigresse.
Sous n’importe quel ciel
Ou horizon artificiel,
Les vers viennent et s’imposent
En fleurs de sang qui éclosent.
William L.
12/03/2019
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