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https://youtu.be/TuHHUDnFSO0
« Flamenca »
Je la vois, le regarde perdu là assise,
Sur cette chaise rustique de bois ciré,
Sa belle robe entre ses jambes, serrée,
Envahie de mille pensées imprécises.
Puis les cordes d’une guitare vibrèrent,
L’éveillant brusquement, belle et fière,
Le dos cambré, elle entra dans la danse,
En faisant claquer ses doigts en cadence.
Les talons ferrés de ses chaussures noires,
Claquèrent sur le sol de pierre du café-bar.
Un chant profond, exacerbant les envies,
Fait alors émerger, une fabuleuse féérie.
Elle est si belle, en cette danse expressive,
Qu’on vit avec elle l’émotion de ses rêves.
On ressent ses plaies et ses douleurs vives.
On ressent sa fureur et toute raison chavire.
Nous rentrons dans sa tragique histoire
Celle des paysans mauresques qu’on tua
Celle du peuple des Gitans qu’on martyrisa
Celle de Federico le poète, qu’on assassina.
Elle est, là, en dansant en passion ce flamenco,
Son cœur saignant de désespérances d’amour.
Elle, ma sœur de cœur, elle s’appelle Flamenca,
C’est une vraie fille de l’Andalusia !
Johan (JR.).
Illustration :
Crédit photos : Dominique Lenfantin
Chers Tous !
Ce poème est le dernier
Qui sera, ici, publié.
Je laisse mon site ouvert,
Car un jour l’écoulement du temps
Me redonnera peut-être, de nouveau l’envie.
Johan (JR.).
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