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Marie-Rose est en deuil,
Pleure et rit. Son mari
Gît, blanc, dans un cercueil.
Mais si la belle rit,
C'est qu'elle a l'habitude :
Cela fait quatre fois
Qu'exit ... sa servitude.
"M'en faudrait encor trois
Pour être vraiment riche"
Implore ... l'éplorée
-Quand elle est regardée.-
Pourtant elle n'est chiche
De charmes ni d'esprit
... De sacrifices? Certes !
"Mon Dieu je vous en prie,
Aidez-moi, comme Berthe.
A vivre sur un pied
De plus grande pointure.
...Puisque c'est ma nature !"'
Mais Dieu de se méfier
Car il vient de saisir
- La toile c'est utile
A qui sait s'en servir-.
Cette veuve est habile
Et endort ses maris
Comme elle les choisit,
Usant avec fringance * ;·
D'une aimable fragrance
Et du charme très doux
D'un philtre qui endort.
Moralité :
Marie-Rose, la mort
Parfumée des époux.
* L'adjectif fringant existe mais pas le nom (J'ai cherché pour être sûr: je ne l'ai pas vu dans le dictionnaire). Alors je l'invente. Après tout le poète c'est bien un créateur. Donc on ne pourra pas me reprocher d'essayer d'être...poète.
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