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Au ciel de café noir, une aube incendiaire
Allume un jour tout neuf, brillant comme un écu
L'eau quitte sa prison de glace diamantaire,
Se fait d'or et d'azur au soleil revenu.
Il pleut des larmes de lumière,
Prismes d'amour aux rayons d'or.
Le gel est miroir au décor
Magique de beauté plénière.
Et le bonheur se lève ainsi qu'enfle la voile.
Le vent porteur d'appels entonne sa chanson.
C'est l'enfance du monde et Dieu fixe sur toile
L'image du jardin dont il nous a fait don.
A en pleurer des perles roses....
Onde du ciel, lumière d'eau.
Le temps naît au matin nouveau.
Peut-on rêver plus belle chose?...
Mais ainsi qu'au zénith une ombre fugitive,
Un ange triste passe au secret de mon coeur...
Un silence, un regret, une larme furtive...
Non, le bonheur sans toi ce n'est pas le bonheur.
Le bonheur est dans ta présence.
Il est cet instant partagé.
Ainsi, dans le jour retrouvé,
Le soleil et l'eau se fiancent.
Et par ce rapprochement même,
J'en saisis mieux le sens sacré :
L'amour fit naître la beauté
Et la prière le poème.
Ce matin (25 mars) en me levant j'avais un air qui me trottait en tête. Et j'ai fait de ce poème une chanson. (Je ne suis pas sûr qu'il ait gagné au change mais je pourrai toujours enlever l'air qui demande d'ailleurs à être travaillé)
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