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Mais ça, c’était avant…
Il y avait des villes habillées de lumières,
Il y avait des îles enceintes d’océans,
Il y avait des hommes pour passer les frontières,
Il y avait la terre embryon des enfants.
Il y avait des arbres aux branches séculaires,
Des grands champs de lavande pour peindre l’avenir,
Il y avait la foi avec tous ses mystères,
Il y avait aussi des cœurs à conquérir.
Il y avait des dunes, des mirages fertiles,
Des sommeils pour bercer des rêves vagabonds,
Des églises bâties sur des psaumes d’argile,
Et des regards tournés vers d’autres horizons.
Des vitraux éblouis de supplanter les ombres,
Des néons pour sertir les bagues de la nuit,
Les feux follets cachés de notre face sombre,
Des allées ombragées, de l'eau au fond d'un puits.
On aimait à chanter des airs de liberté,
On s’envolait dessus l’aile d’un papillon,
Mais petit à petit le monde à bien changé,
Même les champs de blé ont perdu leur moisson.
Il y avait des rires pour que fondent nos larmes,
Les sommets des montagnes pour mieux nous élever,
Il y avait des hommes…puis sont venues les armes
Qui ont tué le temps en toute impunité.
Il y avait tes yeux où glissaient les nuages,
Parfois bleus parfois gris selon l’humeur du temps,
Il y avait mes mains dégrafant ton corsage,
Il y avait l’amour…mais ça…c’était avant.
Claude poème écrit en 2014
https://www.youtube.com/watch?v=66JqUMkCTME
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