|
J'ai frappé à ta porte
« toc »
une petite fois timidement.
elle a grincé, elle s'est ouverte
ton regard était là sur le seuil
je suis entrée
il y avait des fleurs partout sur les murs, au plafond, dans tes cheveux
je me suis évanouie.
L'absence a duré longtemps.
Lorsque je me suis réveillée, tu étais là
il n'y avait plus de fleurs mais le doux parfum des fleurs.
Et cette effluve nous berçait,
nous portait,
nous conduisait.
Ô Cieux inconnus, paradis si subtils
est-ce là cet Amour que l'on ne peut décrire ?
L'Étoile est toujours là
L'horloge a repris son lent balancement
Héloïse a continué à cultiver des fleurs.

|