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Quatorze juillet.
Contre la tyrannie et pour l’égalité, un peuple s’est dressé.
Il a pris la Bastille, en se soulevant un quatorze juillet.
Chaque année, une journée nationale fête cette action.
Car cette révolte d’antan se célèbre dans une commémoration.
Au matin, une foule rejoint les Champs Elysées.
Car, en l’honneur de cette Nation, l’armée va défiler.
Troupes à pieds, cavaliers et véhicules blindés,
descendent, fièrement, la grande avenue ensoleillée.
De l’Arc de Triomphe, à la place de la Concorde,
ils sont acclamés, par des cris de liesse qui débordent.
Sous un ciel sans nuage, la Patrouille de France
dessine, en fumigènes, les couleurs de l’alliance.
Le bleu, blanc, rouge d’une patrie valeureuse,
réputée comme un peu trop aboyeuse,
mais aussi reconnue pour ses idées généreuses.
Aux Invalides, frôlant le dôme lumineux et doré,
des parachutistes guident leurs voiles déployées,
atterrissant en douceur sous les applaudissements,
des citoyens promeneurs célébrant l’évènement.
Contre l’école militaire, une scène est érigée,
pour un fabuleux concert de la Fraternité.
Tard dans la soirée, des milliers de badauds
vont s’électriser aux décibels de la sono.
Sous un ciel dégradé, du bleu à l’orange,
musique rythmée qui secoue et démange.
Quai Branly, des toiles humaines se tissent
quand, soudain, tonnent et claquent les feux d’artifice.
Embrasant les jardins et fontaines du Trocadéro,
des fusées scintillantes explosent crescendo.
Paillettes de mille feux, sur la voûte céleste,
enflamment les clameurs qui se manifestent.
Les bateaux mouches aux sirènes hurlantes,
sonnent la retraite de cette pluie crépitante.
Afin de dégourdir vos jambes qui s’ankylosent,
courez dans les bals populaires que Paris propose.
Offrez-vous une délirante et joviale symbiose.
Dansez toute la nuit, pour terminer en apothéose.
Derrière Saint-Eustache, la caserne Rousseau,
par une marée humaine est prise d’assaut.
Madison, twist, jazz, rock, disco, zouk ou tango,
avec les sapeurs-pompiers, suivez le sens du tempo.
Je t’aime bébé et le phare d’Alexandrie,
toutes les chansons couvrent les alarmes de l’alerte incendie.
Rangez les longs tuyaux, poussez la grande échelle,
le champagne coule à flots et les filles sont belles.
Un petit tour en métro, jusqu’à la station Voltaire ;
là, place Léon Blum, l’orchestre joue ventre à terre.
Sautez les bras levés, venez-vous déhancher.
Il enchaîne les refrains de l’ultime bal masqué.
L’aventureuse révolution vaut bien une kermesse,
porteuse d’espérances et d’abondantes promesses.
Ainsi, cette journée, de réconciliation sans polémique,
entretient les illusions perdues de notre République.
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