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Que faire sinon savourer le plaisir d’être
auprès de l’être…
Auprès de l’être, ce tout autre. je
savoure le plaisir de vivre tout un monde…
Tout un monde se dresse, m’enlace de ses bras,
presse mon âme, jaillissent des larmes…
Des larmes brûlantes, d’une chaleur…
Une chaleur m’embrase, consume mon corps.
Je m’évapore. je sors du monde charnel.
Eternel est l’amour dans cet univers
Où j’arrive…
Dans cet univers où j’arrive, des âme libres
goûtent, inlassablement, toute une éternité, à
un bonheur inépuisable.
Viens!
Viens! libère-toi, dépouille-toi de cette masse
de chair, car les corps lourds apeurent,
écrasent et paniquent les anges de ce
paradis que j’ai découvert. Viens!
J’espère. Tu tardes, tardes. Je perds espoir.
Tu ne viens pas. Ma joie s’attriste. je revête
mon corps. Il arrive à peine à se mouvoir
pour me transporter à l’endroit dominant le
chemin qui jouit du plaisir de baiser
matin et soir la plante de tes pieds.
Un corbeau plane juste au dessus de ma
tête. J’apprends que ton intention est de
partir, là où il ne m’est nullement aisé
de te suivre.
La douleur me déchirera quand
nos corps s’espaceront ; les jours
les mois, les années s’entasseront ;
les souvenirs de nos timides sourires
s’effaceront.
Et, entre nous des montagnes d’un
mélange de temps et d’oubli se
dresseront, nous désigneront comme
demeures deux horizons opposés.
Tu me manqueras alors...
Comme une vie.
Promets-moi de me venir en rêve. Quand ton
corps s’endort, nous irons ensemble là-bas,
je ne sais où, déguster les fruits des
arbres paradisiaques.
Des arbres paradisiaques…
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