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Je ne suis pas un homme drôle,
je suis un drôle d'homme.
J'aime les grands pas
les rires larges.
Le regard des passants amusés
Le regard des enfants apeurés.
Le blé qui pousse dans les champs
et les branches ployées
la faulx qui crisse dans les herbes,
et puis le cri du veau
qui résonne jusque dans la vallée.
La récolte sera bonne
si tu te lèves tôt
si le soleil couchant
te trouve toujours là !
Mes épaules sont larges,
elles accueillent le soir
les étoiles naissantes.
Des petits cris plaintifs ou gais
jaillis on ne sait d'où
le silence …
Des paupières qui diffusent le jour
la nuit est là
Les korrigans arrivent à pas de loup
avec leurs facéties,
et je suis tour à tour le bouffon et le roi. 
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