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Le bleu de ta paupière,
ta chevelure de lune,
le rose de tes joues.
Dans la neige endormie …
Soudain, un violon vibre :
fébrile
subtil
archangelesque
doux comme la soie de tes doigts
froid comme la lune importune
il court dans la vallée
réanime le tigre endormi
s'infiltre par ta fenêtre ouverte
te cherche dans la nuit
tout au fond de ta vie
je te vois qui souris.
Sur la neige endormie
des pas de soie
se sont évanouis.
Il est resté là un refrain aérien.
Tu ne sais d'où il vient.
se recomposera
lorsque, le temps viendra.
C'est l'âme du poète,
de la beauté innée
que tu cherches à capter.
Dédié à Marc Chagall – Violoncelliste 1939. 
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