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AUBAGNE ET SES SENTEURS

le lundi 27 juin 2005, à 10:55. Posté par Paquita


AUBAGNE ET SES SENTEURS
Après avoir langui et rêvé, du soleil lumineux de mon lieu de naissance,
L’Espagne et de ma jolie ville natale, Cadix, Andalousie,
Je réside depuis longtemps, à Aubagne dans la douce Provence
Région où le nom des rues sont à eux seuls comme une vraie poésie,
La nature généreuse y a mêlé ces senteurs, harmonisant les mélanges,
Donnant l'effet d’un beau tableau, avec un pittoresque paysage,
Par ses fleurs champêtres, ses aromates, de plus sensuelles aux plus enivrantes,
Faisant briller les yeux des hommes de tous âges,
Et colorer de rose les joues des femmes, qui la rendent rayonnantes,
Toutes ses couleurs font comme un magique mélange,
Le ton du blafard soleil, lorsqu’il est fâché, n’ayant envie de se montrer,
Se camouflant derrière les cotonneux et moutonneux nuages,
Le violet des garrigues ondoyant, côtoyant la lavande de Provence,
Le thym et le romarin, plantes aux tons et odeurs de miel
Les divers bleus, comme le ciel radieux et la mer paisible bleu clair,
Ou lorsqu’elle est furieuse d’un bleu gris, allant jusqu’au vert.
S’y mêlent les nuances de verts, pastels ou verts arrogants des volets des bastides,
Leurs façades en crépis, en terre cuite ou en brique brûlée,
Les sensitifs et délicats mimosas, le fenouil, rempli de limaçons grimpant le long des tiges,
D’une légère odeur à pastis, fortement anisée,
Les genêts d’un jaune sulfureux, illuminant campagnes et bosquets
Et les petites pâquerettes fleurissante presque toute l’année.
Les craquettements des cigales, par temps caniculaire comme cet été
Donnant l’impression de vivre une atmosphère tropicale, elles me font rêver,
Les beaux santons provençaux, typiquement confectionnés et habillés
D’une manière gracieuse, par les talentueux artisans Aubagnais,
Et ces belles oranges d’Espagne, vendues sur le marché,
Fruit exquis par sa douceur et son agréable acidité et ses vitamines variées,
Les rouges et sanguins coquelicots, solitaires dans les près.
La beauté du soleil se couchant au crépuscule, dans la mer méditerranée,
L’air marin, léger comme un battement de cils de poupée
Chargé d’embruns et souvent furieux par un mistral à nous faire craquer les nerfs,
Une écume blanchâtre et poreuse grignote inlassablement les rochés
Devenant verdâtre et glissante, par la constante humidité,
Les élégants palmiers, bordant les plages de Nice et Saint Tropez,
Aux troncs écaillés démesurément hauts, semblent vouloir prier,
Pour que les pyromanes cessent de les incendier,
Ils n’ont pas envie de disparaître de la nature, faute à ces incendiaires obsédés
Le Dieu du Midi, présente sa cime de tout temps d’un rutilant vert,
Une curieuse impression roussie par le soleil l’ayant calcinée,
Oh ! Bonne Mère ! Que restera t-il de cette quiétude demain
Qui ressemble au Paradis terrestre quand l’homme devenu fou, aura tout dévasté ?

Paquita

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