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Ce vent-là hurle à faire peur.
C'est l'hiver et son long cortège
De drames, de deuils, de frayeurs.
La pluie a remplacé la neige.
Elle tombe tant que dehors
Le monde en change de décor.
Et le silence immaculé
Est devenu un vrai cloaque.
Le tapage s'est installé.
On entend les volets qui claquent.
Je pense aux pauvres malheureux
Qui n'ont d'autre toit que les cieux.
Il pleut trop en cette soirée.
La nuit s'acharne sur la porte.
Non, c'est une voix qu'elle apporte.
Toi, c'est toi qui frappais ?!
Je ne t'attendais pas ce soir.
Mon pauvre amour tu es trempée,
Ruisselles comme un arrosoir !
Entre, viens vite te chauffer.
Ôte ta toque et ton manteau.
Tire ton pull, mets-toi à l'aise.
Le temps de raviver la braise.
Oui, il fait noir. On n'y voit goutte.
Entends la pluie qui goutte à goutte
Vient s'écraser sur les carreaux.
L'électricité est en panne.
Mais la flamme permet de voir
Tu es splendide encor ce soir !
Approche-toi du feu ma belle.
Pour toi dansent les étincelles.
Et ton ombre pareillement
Danse sur le plafond mouvant
Une saisissante pavane.
Viens-t-en! Viens-t-en plus près encor :
C'est un temps à s'aimer très fort.
petits écrits de NUIT (LES NUITS D'HIVER)
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