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Ce hasard, aujourd'hui, fait mystère,
Et de plus, aux bords du marigot,
Quoique je m'y rendisse très tôt,
Je n'avais pas de soucis d'horaire.
Elle était là, qui faisait son linge,
Soulevant, abaissant, chaque habit,
Repetant le geste sans répit,
Sous l'écho sourd du rocher qui pleure.
Malgré le bruit qui venaient des vagues,
Elle dénigrait son bien-aimé
Durant le temps d'une éternité,
Et le beau vent, peignait les feuillages.
Des fretins ramaient à la surface,
Buvant le savonnage du jour;
Heureuse comme un temple d'amour;
La personne chantait sa romance.
Son chant avait un accent de plainte;
Tous ses verbes étaient au passé,
Son chant exhalait le parfum d'été,
Qu'une femme balance au passage.
Elle était grande, belle, adorable,
Je gratais mon manton, tout vélu,
L'autre main dans le cuir chevelu;
Je lui fis un bonjour admirable.
Mais, les flots roulants, traîneurs d'écho,
Imitant ma voix avec brio,
Purent l'étendre à tout le rivage,
Étais-je en retard, aux bords de l'onde ?
J'ai vu des tares dans un hasard,
Mais un hasard n'a pas de retard,
Tellement ce hasard fit mystère,
On ne vit âme, aux abords des lieux,
Tout le ciel était mysterieux,
Quand je la voyais tordre le linge.
Elle m'accompagna dans ma loge,
Puis, elle se coucha et dormit,
Moi je regardais sans répit,
Ses yeux, son visage étrange.
Avec son front et ses cheveux d'ange,
Elle ne prit congé, que le soir,
Quand la nature, nous faisait voir,
Par le beau temps, le pic de montagne.
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