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Douce compagne , issue de la campagne,
Tu me berces de tes beautés
Je t'aime en tenue de libertés,
C'est ainsi que tu t'es exprimée.
Je te promène par monts et vaux,
Je peine pour atteindre le haut,
Quelquefois je chute au fond
Ou bien je tourne sans fin en rond.
Mais , quand tu culmine
Poésie de mes rêves,
Je signe tout de suite la trêve
Et s'exprime toute ta sève.
De l'aurore au crépuscule
Même si tu es minuscule,
Sans aucun calcul , tu sublimes
Mes pensées les plus intimes.
Et mes pensées se riment,
Pour cela , souvent je trime,
Se forme en mots un hymne
Qui reprend le plus intime.
Au lecteur de vibrer de ses sens
De me combler de sa présence,
Lui seul peut commenter
Ce qui parfois se laisse inventer.

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