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Rien que pour ces yeux-là
il eut fallu la mer,
l'horizon qui recule,
le ciel bleu,
l'infini,
l'océan de la nuit tout parsemé d'étoiles,
la montée du matin et midi qui culmine
et l'univers sans fin des fusées sans retour.
Rien que pour ces yeux-là
il m'eut fallu le monde,
le rêve de toujours ,
l'univers enfantin
le vertige des cimes,
l'espace des grands monts
et l'envol des amours depuis la nuit des temps.
Rien que dans ces yeux-là
je pouvais lire le monde,
la tendresse toujours
et le rêve enfantin,
l'extase continue et l'amour sans limites,
la vie que rien n'arrête et la lumière d'or.
Elle a posé ses yeux lentement sur les miens
et j'ai compris alors ce que c'est qu'un regard.
Mon âme au jour naissant s'inondait de lumière
et l'amour de ce jour
n'a plus quitté mon coeur.
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