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Qui est las de ça patience,
N’observe pas avec pertinence;
Car dans ce moment de silence,
Ou rien ne résonne hormis l’absence,
Ou aucun mouvement n’a de sens,
C’est un espace en suspend,
Qui dissimule de grand bravant :
C’est cet air qui paresse,
Virevoltant au hasard de l'élan,
Affranchit des limites des croyants;
Caressant avec diablesse,
Les enivrantes latitudes,
Ou règne une plénitude.
C’est cette chaleur animant,
Pareille à des amants,
Qui retrouvent leurs instants d’entendements,
Une partie de soi résonnante,
Qui donne envie aux secondes avenantes,
Et offre une tendresse désopilante.
C’est ce froid endormant,
Qui voile les cœurs des vivants,
Qu’effiloche l’absurde usure du temps;
Ou cette glace qui fige délicatement,
Enveloppant d’un sommeil berçant,
Apaisant malicieusement.
.V°. 03/2019
écrit et à lire avec la musique de G.Ferran
https://www.youtube.com/watch?v=_EJFIoqssb8
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