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Matis avait un regard d'Ange
mais était-il un Ange ?
Dans ses yeux le feu
dans sa bouche, des braises.
J'y ai surpris l'aurore
l'automne
un jeu de bleu, un peu de mauve.
Je me suis perdue ce matin-là
dans ses yeux là.
Sa vague me berçait, me portait
me comblait.
Je n'étais plus qu'un souffle,
qu'un murmure
Qui se mêlait au vent du large.
Un peu de brume l'habitait.
Pourquoi ? Comment ? Et je me révoltais.
Matis, il y a cette barrière entre Nous.
Je suis – tu es.
L'un apprend à l'autre.
C'est une respiration ininterrompue.
Dans ton regard Matis, il y a cet inconnu
de braise
qui me déchire, qui te déchire
Aussi, il y a la tendresse
sur ce fil
qui nous relie,
qui nous conduit.
Il nous guide sur les chemins ombreux,
il nous protège de la braise.
Oh ! Clair de jour,
Ce regard-là est pour lui !

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