|

« EN PAYS MORVANDIAU »
Dans ce pays de bois, forêts, lacs et rivières
De cours d’eau qui s’enfuient au-delà des clairières,
Dès le printemps venu l’on peut voir l’hirondelle
Ou la mésange bleue pépier leur ritournelle.
Amarrées, les barques se balancent sur l’eau
Dans un décor tout vert où pousse le roseau.
Le pêcheur avisé taquine le poisson,
En espérant un sandre au bout de l’hameçon.
Tout au long des canaux, à l’ombre des platanes
Les nuages s’effilent en gaze et tarlatanes,
Et dorment les moulins utilisés naguère,
Ainsi que les lavoirs qui ne servent plus guère.
Et cette eau si précieuse, où passaient les chalands
Garnis de vins précieux, fruités et succulents,
Remontaient les canaux jusqu’à la capitale,
Pour charmer les palais de saveur régionale.
Puis la vieille gabarre emmène sur la Loire
Les vacanciers heureux d’écouter son histoire.
Ces bateaux à fond plat, chargés de riches bois
Jusqu’à Nantes flottaient, rentrant plus lourds parfois.
En ce temps les échanges étaient monnaie courante,
Partis bondés rentraient sous une charge effarante.
Récits de mariniers, de carriers, de flotteurs,
Ont orné mon enfance … Ah tous mes chers conteurs !
© Calynette (2005)
|