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Le vent, toujours le vent
la bruine : celle qui te captive
et te dynamise.
La voix du matelot
rude
parti pour son rêve
sans escale.
Il est ailleurs, mais ses racines sont là,
elles parlent de lui
dans les genêts,
les ajoncs.
Le cri des mouettes sillonnant la mer
d'un œil aigu et fier.
Mer tourmentée, perfide et blessée
et pourtant si sereine au matelot généreux,
lumères qui jouent au gré des vents
impatients.
L'orage ne t'habite pas, tu le confies à la lande
où poussent les bruyères.
Mamans qui tendez les bras au loin : « Oui, c'est notre bateau ».
Il s'approche ... Ce sont les nôtres !
Cris ravis des enfants !
Grands signes, grandes embrassades !
Dans les matins brumeux,
la vie reprend
le marin rêve …
puis il s'en va pour une autre étape
un jour
de non retour. 
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