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A l'ombre d'un saule , je médite
A cette vie qui se mérite,
C'est devenu doucement un rite,
Cela ne vaut aucune critique.
Le saule pleure en baissant les bras,
Tandis que nous on rêve de doux draps,
La nuit se prépare dans tous ses états,
Et la rosée se pose en douce pluie.
Le temps à petits pas s'enfuit
Et la nature toujours éblouit
De sa merveilleuse embellie,
Que se glorifie à jamais la vie!
Une cascade nous chante son aubade,
Tandis que se continue la balade,
Nous ne resterons pas en rade,
Le tilleul continue sa sérénade.
Je l'aime de tout mon coeur,
Je le connais déjà par coeur,
Je suis du regard ses pleurs
Et s'il meurt , moi aussi , je meurs.
J'entends la source frémir,
Et la frondaison de vert vibrer,
Je suis au pays enchanté
Où les muses deviennent des fées.
Cela m'attire et je m'étire
En me réveillant de mes rêves,
J'aspire à une belle trêve
Avant que las , je ne crève.
Alleluia! Allons le chanter
Ce bonheur éparpillé,
Sachons le partager
Tous sur la même portée.
Un oiseau s'est envolée
Et le poète s'est étiolé
Dans la brume naissante,
C'est fini, tout est renaissant
Dans la nature , on est simple conquérant.

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