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Quand le feu s’est emparé de Notre-Dame de Paris,
Peu nombreux ceux qui ont vu la beauté de cette couronne rouge et or.
Chacun a senti qu’une partie de son âme était atteinte.
Mais était-ce le feu de la Géhenne pour une Eglise maudite
D’avoir abusée de ses femmes et de ses enfants,
D’avoir trompée ses croyants et de ses consacrés ;
Pour une Eglise parjure et criminelle,
Pour une Eglise oublieuse de sa Foi ?
Etait-ce le feu de la punition ou le feu de la rédemption ?
Le feu de l’enfer ou celui du buisson ardent ?
Le feu destructeur ou le feu purificateur ?
Dans le même mouvement où notre âme se tordait de douleur
Comme les poutres centenaires ployaient dans la chaleur,
Chacun sentait en lui le désir de participer à l’oeuvre de reconstruction.
Chacun offrait ce qu’il avait : ses bras, son argent, son intelligence,…
Personne ne veux rester en dehors de cette dynamique :
A la fois défi à la fatalité incompréhensible et inacceptable
Et élan vitale partant du plus profond de nos êtres.
Comme l’Homme naturellement rejette la mort
Et, jusqu’au bout, reste habité par un appétit de vie ;
L’Humanité s’est rassemblée pour reconstruire l’Eglise,
Pas seulement un immense bateau de pierre
La mémoire de la beauté, la spiritualité et l’unité.
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