|
Au creux de la chaumière
Une pure lumière,
Un joli lampadaire
Qui le soir m'éclaire,
Un glycine court les murs,
Jusqu'à la toiture,
De belles enluminures
Et Se tortille la glycine
Pendent ses fleurs parfumées,
A la chaleur d'un bel été,
Un nid perdu dans la ramure
Et encore de doux murmures,
Du dedans une odeur de confiture,
Chaumière à la belle pointure...
Elle est posée sur la toile,
Toile azurée parcourue de nuages,
De cette chaumière, suis otage,
Elle porte bien des fêlures
Mais garde sa belle allure,
Elle est bien accueilllante
Et d'elle je reste fervente.
Venez la voir le soir,
Elle semble poser sa mantille,
Dès le porche , elle nous sourit,
Dans l'âtre la flamme vacille
Et la chaleur s'offre comme hôte,
J'ai eu le coup de foudre
En la voyant la première fois,
J'ai adoré respirer sous son toit,
En elle j'ai posé acte de foi.
Dans la campagne , elle est disposé
Sans m'avoir été imposée,
Elle chante la vie , sous son toit
Et chante le grillon avec émoi.
|