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 Il n'y a pas d'aurore dans ton paysage en feu,
le vent souffle si fort et t'empêche
de voir, de lire, de croire, de rire.
Tu parles aux mots, ils sont si durs :
de granit et de marbre.
Tes chants ! Pourquoi des chants ?
Ils jaillissent du sol :
Plaintes que berce le feuillage
vert et brun, ocre et fauve.
Contre l'adversité, ils plantent là leurs bras,
recevant de si haut les ondes bénéfiques,
comme un cercle au-delà de ton mur
…
C'est le Printemps, Marie.
Je t'apporte des fleurs
des étoiles du ciel bleu.
Vois, la glycine a tout recouvert.
Et c'est le vent qui chante dans le mauve du Matin
https://www.youtube.com/watch?v=2SgiC2PaDdA
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