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Marie;
J'aime tes vers emprunt d'une immense tendresse
Ils font frémir en moi les cordes de mon cœur
Au fleuve de tes mots la muse me caresse
Sous ton ciel azuré je deviens une fleur
J'ose les doigts émus prendre à mon tour la plume
Pour honorer ta lyre, oh! mon archer divin
En pensant à tes yeux une flamme s'allume
Quand tu liras ces vers accorde à mon butin
D'un doux regard aimant une douce indulgence
A toi je viens ainsi par le chemin des fleurs
Découvrant mon bouquet ne me fait pas l'offense
D'une simple lecture en riant des erreurs
Marc:
Tu peux écrire en paix, sagement je m'incline
Devant tant de beauté comme faire autrement
Je savoure plutôt cette odeur d'aubépine
Cet océan de vers dont l'écume est d'argent
Pour avoir but d'un trait ta volupté, mon être
Parcouru d'un frisson évoque ton talent
Par un profond émoi et je peux te promettre
Je ne poursuis qu'un rêve être ton courtisant
Marie:
Ce désir assouvi sur mon esprit repose
Si je ferme les yeux apparait un berger
De même une encre bleue en l'écrin d'une rose
Il chante pour les fleurs et son cœur est léger
Je t'imagine ainsi, poète de mon âme
Assis sous un vieil arbre écoutant le pinson
S'attardant à écrire ce que ton cœur réclame
Heureux de boire l'amour et perdre la raison
Marc:
Moi ce que j'imagine et bien c'est ton visage
Et puis tous ces désirs, à tes mots suspendus
Tout un peuple d'oiseaux caché sous le feuillage
Pareil à ces bijoux, tes vers sont mes écus
Si je revêts mes doigts de ma plus fine plume
L'enveloppant d'amour, c'est bien pour tes beaux yeux
Une rose aux tons clairs en mon âme s'allume
Chaque fois que je lis tes quatrains merveilleux
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