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Où sont mes amis qui partageaient ma fortune,
Qui marchaient avec moi, m'estimaient hautement ?
D'eux, je n'ai plus d'avis, ils ont jeté crûment,
Je crois, tous les copains tombés dans l'infortune.
Ces amis m'ont quitté, sans raison opportune,
Ils ont changé de camp, en partant nuitamment,
Voilà, comment ils ont payé mon dévouement,
Leurs traces, dans mon cœur s'effacent une à une.
S'ils sont partis exprès, qu'est- -ce qui les a pris ?
Pourquoi, ils ont ramé, si ce n'est par mépris ?
La solitude est mieux qu'un mauvais entourage.
Je ne vais pas m'user à dignement les pleurer,
Puisqu'ils ont jeté l'ancre en voulant me leurrer,
J'ai force pour tirer et Couper le cordage.
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