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Le jardin est enfoui sous peu
Le jardinier présent d'ici peu,
Rien ne tourmente,
Malgré le vent qui vente.
La nature est bien faite,
Se fournit tout seul le terreau,
Amalgame , du bon , il en faut
Pour éviter la faux.
Le jardinier s'affaire,
C'est de son domaine , son affaire,
Dans mon jardin il se terre
Du matin jusqu'au coucher.
C'est qu'il est bien encombré
Depuis l'automne , il a sommeillé,
Maintenant , la chanson , il entonne,
Pour que l'on lui pardonne.
Les oiseaux l'accompagne de gazouillis
Tandis que s'entretient le taillis,
La coupe est précise et incisive,
Elle se fait décisive!
Et le rosier attend
Le bon coup de ciseaux,
Trop il n'en faut,
Avant les Saints de glace.
Qui laissent leur trace
Dans l'avancée du printemps,
Quand les grêlons sautent virevoltant,
Dans l'air glacial du temps latent.
Que se sauve la vigne
Trouvant le temps indigne,
Courant sur les fils,
La feuille se décline.
Que se renforce la sève
En prenant une première trêve,
A la sortie de l'hiver,
Le temps se veut pervers.
Avant que tout se recouvre de vert
Tendre sur les ceps dépouillés,
Il passera du temps sous les ponts,
Et la saison encore fera des rebonds.
Et sur le pas de la porte,
La poussière d'étoiles s'emporte,
Un peu plus loin , sur le gazon
Couvrant d'or mon horizon.
Je reviens sur mes talons
Pour me trouver sur le gazon
A retrouver avec belle raison,
La beauté d'une oraison.
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