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A Catherine Servais, complice en poésie, cet aveu de bonheur.
Quidquid tentabam dicere versus erat *
La pléthore des mots éclate sous ma plume :
il se crée le poème !
Et mon coeur, étourdi
sous la main qui chancelle ,
contemple, abasourdi,
les images jetées çà et là, pêle-mêle,
qui vont s'accumulant,
comme un trésor surgi
sous les pas du rêveur qui n'en croit pas ses yeux.
Heureux dépositaire d'un message suprême
-que je ne comprends pas-
je m'inquiète, m'apeure.
"Ai-je mériter cette grâce?
Ai-je mériter de tisser
ce fil vierge d'éternité?"
Mais claironne la joie
et la sève déborde,
scintille le printemps vêtu d'aubes nouvelles.
La nature est plus pure où baignent les étoiles
et la vie est plus belle fraîche lavée d'azur.
Tout mon être cosmique engendre l'univers.
Car moi, qui ne suis rien,
rien !... ou si peu de chose !
ai le bonheur sacré
d'être le rapporteur
d'un bonheur si PARFAIT
que, rien qu'à le transcrire,
j'en suis tout irradié
et que j'en souffle l'aventure
jusqu'aux tréfonds d'HUMANITÉ.
Auray (Saint-Goustan) été 1979
'*Tout ce que j'essayais d'écrire était vers)
Du recueil "Artisan du vers" (autoédition)1980
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