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Cet air que l’on respire qui remplit nos poumons
Qui arrive en soufflant en descendant des monts
Qui transporte les fumées les parfums et les sons
Ou nagent les oiseaux ainsi que des poissons
Cet air qui va et vient qui balance le feuillage
Qui entraîne le ballet aérien des nuages
Cet air qui fait tourner les ailes des moulins
Au départ hésitant comme un jeune poulain
Qui apprend à courir en découvrant le monde
Devient en forcissant un cheval des enfers
Indompté et sauvage ruant des quatre fers
Bondissant hennissant balançant ses sabots
Un terrible ouragan qui souffle sur les ondes
Brisant les mâts la quille la coque et l’étambot
Lancé comme une pierre que projette une fronde
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