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Quelles sont les énergies déployées par d’astucieux arcanes,
qui drainent d’amphigouriques perceptions, s’amusant à
tambouriner les versants crépusculaires de l’inconscient, en
saupoudrant tout un amalgame d’illustrations vaporeuses,
tourbillonnant dans vos méninges endolories.
Dès que la plus insignifiante étincelle de l’inspiration jaillit
dans une infrastructure de votre esprit, il ne faut pas hésiter
à capturer ce faisceau lumineux, bien souvent fugitif, afin
d’accommoder une versification divergente de la précédente,
en s’efforçant d’expliquer au casuel lecteur les fondements
de cette nouvelle narration.
Avant d’évoquer la période relatée dans la «fâcheuse conquête
de l’Ouest», il est nécessaire d’effectuer un retour en arrière,
en se penchant sur l’intervalle temporel antérieur à l’exposé
des événements, qui ont concouru à la naissance du terme
Wild West («Ouest Sauvage»),appellation plus adaptée que
Far West («Ouest Lointain»), mot suffisamment familier dans
les pays européens.
Bien entendu, en s’autorisant quelque désinvolture, l’on peut
prétendre, à juste titre, que ce gigantesque espace, soumis
à maints caprices climatiques,s’étend dans l’incroyable fraction
située au ponant du majestueux fleuve Mississippi.
Cette exceptionnelle artère mouvante, magnifiant un prodigieux
bassin aquatique, féconda le germe initial de cette épopée
fantastique lors du traité de Madrid du 27 octobre 1795, qui
fut signé à San Lorenzo d’El Escorial, entre les États-Unis
et l’Espagne pour garantir les droits de navigation sur toute
la longueur de la voie fluviale.
Bien que le prédominant consul Napoléon-Bonaparte eût
l’intention de ressusciter un prépondérant empire colonial
dans le Nouveau-Monde, dont le cône de départ s’ancrait
dans la précieuse île de Saint-Domingue, ses projets furent
fortement contrariés.
Non seulement, il dut faire face aux mouvements de révolte
diligentés par Toussaint-Louverture, mais aussi se battre contre
un captieux adversaire, un compétiteur inattendu, la fièvre
jaune, une épidémie causée par des malades contagionnés
lors de la Campagne d’Egypte, et confortablement transporté
sur le navire de guerre Duguay-Trouin, le vaisseau Le
Duquesne et la frégate Guerrière.
Napoléon-Bonaparte n’était plus capable d’assurer la protection
de cette vaste étendue appelée Louisiane française, immense
horizon, moissonné au moment de la conclusion de
l’arrangement subreptice de San Ildefonson du 1 octobre 1800
avec l’empire espagnol, en difficulté dans ses possessions
Les prémices de la rupture des accords de Paix d’Amiens avec
la perfide Albion furent confirmées le 18 mai 1803, date retenue
par le fomentateur de la révolution Jean-Jacques Dessalines,
arborant le premier drapeau haïtien, qui mettait fin aux
prétentions françaises par son éclatante victoire du 18
novembre sur les armées commandées par le général
Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, comte de Rochambeau,
à la bataille de Vertières.
Après d’innombrables tergiversations et pourparlers, la France
décida le 30 avril 1803 de vendre, d’une façon délictueuse, ce
territoire devenu embarrassant, au troisième président de la
jeune démocratie américaine,Thomas Jefferson,ayant participé,
précédemment à la déclaration d’indépendance du 4 juillet
1776, contre l’appréciable somme de quatre-vingt millions de
francs, soit à cette époque l’équivalent de quinze millions de
dollars, mais cette cession fut une aubaine inespérée pour
l’acquéreur.
Suite au désastre des opérations militaires caribéennes et
la reprise des hostilités britanniques diligentées par le Premier
Ministre Henry Addington, cette transaction fut négociée entre
l’ambassadeur américain Robert Robert Livingston, secondé par
James Monroe, et François Barbé-Marbois, le Ministre du Trésor
du Consul à vie français.
Les États-Unis n’avalisèrent cet acte que le 20 octobre 1803, si
bien que le président Thomas Jefferson ne fut autorisé à jouir
de cet accroissement de 22% de l’actuelle superficie que le 31
octobre, et pour finaliser cette importante page d’histoire, la
proclamation de l’entrée en vigueur de la souveraineté
américaine fut décidée le 20 décembre.
Quoique cette adjudication fut véhémentement chicanée par
le parti fédéraliste, fortement implanté dans son bastion du
Nord-Est, composé du Maine, du Vermont, du New-Hampshire,
du Rhode Island, du Connecticut, et du Massachusetts, Thomas
Jefferson dynamisa l’autorité de sa formation républicaine
démocrate, et balaya son adversaire Charles Catesworth
Pinckney le 4 mars 1805 lors de l’investiture de son second
mandat.
Dans la fameuse péripétie, qui devait se perpétuer durant
quelques décennies, les noms de deux officiers devaient être
extraits des méandres de l’oubli, Meriwether Lewis, et William
Clark, qui avec l’appui d’une Amérindienne Sacagawea, servant,
dès l’âge de seize ans, de guide et d’interprète, car elle était
descendante de l’ethnie des Shoshones,occupant le domaine
du Grand-Bassin, (endroit inculte suffisamment montagneux,
repéré à l’est de la Sierra Nevada, et à l’ouest du plateau du
Colorado) et les Grandes-Plaines, réussirent à atteindre les
côtes du Pacifique le 7 novembre 1805.
Dans le pays des Kickapoos, où une majestueuse voie
aquatique, se déverse par la droite dans la Wabash, flux
tributaire de l’Ohio, se produisit, le 7 novembre 1811, un
terrible affrontement entre les troupes autochtones, conduites
par le chef religieux Tenskwatawa, surnommé le Prophète,
frère du chef shawnee Tecumseh, tué le 5 octobre 1813 à la
bataille de la rivière Thames, ce qui enterra la terrible menace
d’une confédération indienne, et le victorieux général major,
William Henry Harrison, éphémère 9 ème président américain,
obtint un bref mandat s’étalant du 4 mars 1841 au 4 avril 1841.
Rien ne saurait enrayer le front pionnier, sur le continent boréal,
cet inexpugnable phénomène s’écartait de sa préoccupation
première,la spéculation financière cordonnée à la collecte des
fourrures, qui lors de multiples décennies avaient opposé les
trappeurs français aux marchands anglais et hollandais.
Cette omnipotence juvénile ne manqua pas d’appétit, aussi elle
ne tarda à se développer entre le 18 juin 1812 et le 14 février
1815, en prétextant un arraisonnement continuel par les
Britanniques des bateaux commerçant avec la France, afin de
s’emparer de territoires canadiens entretenant des relations
mercantiles et culturelles avec elle.
Cette étape du processus d’appropriation privilégia le potentiel
militaire disposé sous la conduite du major général Andrew
Jackson, qui corrigea le 27 mars 1814 à la bataille de
Horseshoe Bend, en plein centre de l’Alabama, les Red Sticks,
un groupe de Creeks s’opposant à l’expansion américaine.
Les hostilités envers les peuplades indigènes s’accentuaient, si
bien qu’au cours de la première Guerre Séminole, se produisit
le 27 juillet 1816 l’échauffourée de Fort Négro, bastion investi
spécialement par des esclaves évadés, des esclaves fugitifs
et des Choctaws.
Ce noyau de résistance fut pourvu d’armes, intentionnellement
et vigoureusement, par l’officier anglo-irlandais des Royal
Marines Edward Nicolls en 1815, lors de son retrait, et érigé
dans un endroit éloigné de la Floride espagnole, sur la rivière
Apalachicola, d’une longueur d’environ cent-quatre-vingt
kilomètres draine un bassin, où convergent les cours d’eau
de Géorgie, la Flint, prenant sa source dans le Haut du
Piedmont, région de plateaux, et la Chattahoochee, et
arrose le golfe du Mexique.
Andrew Jackson donna l’ordre au brigadier général Edmund
Pendleton Gaines de détruire ce centre de contestation, ce qui
fut exécuté, lorsque une manœuvre de l’officier Duncan Lamont
Clinch mit au point une manœuvre, par laquelle l’artillerie navale
frappa de plein fouet la poudrière de cette poche de sédition, en
causant la mort de plusieurs centaines de défenseurs.
Les conflits récurrents entres les peuples aborigènes et les
envahisseurs se propageaient sur une plus vaste superficie, ce
fut pour cette raison, qu’en décembre 1817, le général Andrew
Jackson prit l’initiative de pénétrer en Floride, bien entendu
il annonça sa décision au cinquième président en place James
Monroe.
À la tête de huit cent réguliers de l’Armée de Terre des
États-Unis,habituellement abrégé en U.S. Army, de mille
miliciens originaires du Tennessee, d’environ mille quatre
bellicistes Lower Creek, ce cruel dominateur embrasa le 31
mars 1818 la localité amérindienne de Tallahassee, puis
s’octroya le village de Miccosukee en détruisant au passage
une centaine de tipis, action qu’il entreprit sans aucune
compassion pour les victimes.
Rien ne put calmer stopper la marche de cet ogre féroce, il
s’accapara brutalement du Fort San Marcos d’Apalache le
7 avril 1818, puis il élabora un subterfuge tortueux en appâtant
le chef du Red Stick Creek Josiah Francis, célèbre sous le nom
indigène de Hillis Hadjo, qui s’était caché dans la brousse,
située à proximité du territoire inféodé en compagnie d’un
autre homme du ruisseau Homathlemico.
Les deux pauvres victimes n’avaient pas flairés le traquenard,
car ils avaient intercepté une embarcation pour se diriger vers
la gueule du loup, et s’étaient précipités vers des partenaires
imprévisibles pour se constituer prisonniers.
Hélas, l’inexorable souricière s’était cadenassée sur ces deux
imprudents, ils étaient à bord de cette maudite goélette
américaine Thomas Shields, arborant indûment les couleurs
britanniques, vu qu’ils avaient supposé à tort, que ce navire
appartenait à la flotte anglaise de George Woodbine en
provenance de la Nouvelle Providence.
Comble de malheur, le responsable de la flottille américaine
Isaac McKeever ne se montra pas coopératif, et il ne tarda
pas à les livrer, si bien que les deux captifs furent incarcérés,
mis aux fers, pour la plus grande jubilation d’Andrew Jackson,
qui ordonna aux environs du 8 avril 1818 une pendaison rapide
et sommaire au large de Saint Mark sans cour martial et sans
procédure judiciaire pour ces soit disant sauvages.
Le carriérisme présomptueux du général Andrew Jackson
n’admit aucune limite, aussi il ne déploya aucune vacillation
pour appréhender deux sujets britanniques, un ancien
lieutenant de marine Robert Chrystie Ambrister, et un
marchand écossais,exerçant les activités de traducteur
et d’entremetteur diplomatique, à l’occasion, Alexander
George Arbuthnot.
Ces deux créatures perpétuaient de trop louables connexités
avec les indigènes, et ce fait avait provoqué l’indignation et la
fureur de ce mercenaire, qui les avait châtiés pour ce simple
motif, en les accablant des pires crimes contre les États-Unis
et en les accusant de conspiration.
Sous l’autorité de cet intraitable despote fut institué un tribunal
d’une légalité plus que douteuse orchestré par une personnalité
acquise à sa cause, Edmund Pendleton Gaines, qui confirma
les affirmations, selon lesquelles les deux prévenus avaient aidé
et encouragé l’ennemi
Inculpés de piraterie et de sédition, les deux prisonniers furent
taxés d’infractions capitales et reconnus coupable par une cour
martiale exclusivement composée d’officiers sélectionnés, qui
les reconnaissaient coupables et les livrèrent à une sanction
irrémédiable.
Le général Andrew Jackson s’était approprié une éminente
autorité supérieure à celle au autorisée par Washington, et il
avait toujours cherché à envenimer les hostilités frontalières, ce
qui lui permettait d’accroître son prestige polémologique et
soldatesque, aussi son opportunisme s’était concrétisé lors
de son irruption en Floride espagnole.
Arbuthnot et Ambrister n’étaient à ses yeux que d’ordinaires
espions à étrangers, du menu gibier de basse extraction, mais
ils devaient périr titre d’exemple, afin de vivifier l’omnipotence
américaine, si bien que le 29 avril 1818, le premier reclus fut
pendu tout en haut de la vergue de son propre navire, quant
au second il succomba sous les tirs d’un peloton d’exécution.
Cette justice expéditive fut décelée tant en Grande-Bretagne,
que dans les autres nations comme une initiative d’une extrême
cruauté et sauvagerie transgressant les dispositions de la
guerre, toutefois les équations financières liées aux
conséquents échanges économiques avec les États-Unis
suppléèrent les questions associées à la morale et à l’honneur,
et la vie de deux hommes ne légitima nullement la mise en
souffrance d’une économie nationale.
Après avoir confié une partie de ses effectifs au Fort San Mark,
formidable ouvrage construit en blocs de pierre extraits des
carrières environnantes, protégé par des bastions de dimension
presque similaires, en majorité munis de puissantes tours de
guet,autorisant une vue sur terre et sur eau, et de quatre murs
d’enceinte de jonction, d’une épaisseur de douze pieds à la
basse, de neuf au sommet, et de vingt-cinq en hauteur,
désignés sous l’appellation de rideaux, Andrew Jackson se
dirigea en direction de Gadsden.
Il quitta cette place forte le 7 mai 1818, entouré d’un bataillon
évalué à mille hommes, et atteignit à la vitesse de l’éclair la
ville de Pensacola le 23, en raillant toutes les surérogatoires
récriminations de José Fascot, gouverneur et commandant
militaire espagnol de la Floride occidentale, qui soutint que la
bourgade était essentiellement fréquentée par des femmes,
des enfants et quelques hommes désarmés.
Évidement quelques détracteurs d’Andrew Jackson, assimilé à
un despote martial du passé, se référant à Alexandre le Grand
pour la Grèce, à César pour Rome, Oliver Cromwell pour
l’Angleterre ou Bonaparte pour la France, sous la houlette de
Henry Clay crièrent au scandale, et censurèrent publiquement
la liquidation de deux ressortissants allogènes
Assurément le congrès américain avait blâmé l’incident, et des
commissions parlementaires se développèrent, d’innombrables
auditions constitutionnelles statuèrent sur les procédés
meurtriers adoptés par Jackson, qui hérita du surnom «Old
Hickory», mais étant soutenu par le secrétaire d’état John
Quincy Adams, et une forte renommée populaire, il fut acquitté
et blanchi de toute répréhension en décembre 1818.
Bien qu’il soit critiqué par de nombreux adversaires, Andrew
Jackson est fortement soutenu par le Secrétaire d’État John
Quincy Adams, qui savait que la conquête de la Floride forcerait
l’Espagne à capituler et à céder cette province, ce qui fut fait
grâce au traité d’Adams-OnÍs signé à Washington le 22 février
1819.
Lorsque la machine de guerre américaine amorça son
développement rien ne pouvait l’enrayer, et petit à petit
elle grignota tous les territoires amérindiens, et même les
vives protestations du chef Cherokee John Ross,appelé Oiseau
Blanc ne put obvier à l’épouvantable drame déclenché par
le flétrissant Indian Removal Act suggéré le président Andrew
Jackson, qui fit approuver l’expulsion des Indiens par le Sénat le
24 avril 1830, et confirmer cette décision le 14 mai 1830 par la
Chambre des Représentants.
Cette infâme sanction entra en vigueur le 28 mai 1830, malgré
l’opposition du trappeur Davy Crockett, aussi la période
comprise entre 1831 et 1838, connut une déportation massive
et brutale confiée à l’armée, qui n’hésita pas à employer des
méthodes peu orthodoxes, contraignant des milliers
d’Amérindiens à des marches forcées destinées à exterminer
le maximum de population.
Cette infâme page d’histoire, qui fut étiquetée sous la
dénomination de la Piste des Larmes vit de nombreuses
familles déportées sur l’impitoyable route de l’exil, où furent
enchaînées des personnes jugées dangereuses et nuisibles,
beaucoup furent immolées par la rougeole, décimées par le
choléra, les malades et les blesses étaient livrés à l’infortune,
bien souvent abattus comme des bêtes enragées, et les morts
étaient jetés dans des fosses sans aucune digne sépulture.
Ma narration s’arrête à cet épouvantable passage, mais ma
poésie relate d’autres passages ultérieurs tout aussi
dramatiques, qui n’ont aucunement bouleversés l’opinion
publique américaine,dont la majorité de la population ne pense
qu’à amasser des millions de dollars sans se soucier des
personnes crevant dans la pauvreté et la misère, car ceux,
qui n’ont pas réussi à se faire une place au soleil, sont d’inutiles
parias
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Quand ravissants pavots, | et beaux coquelicots,
Seront abandonnés | par vers et asticots,
Je verrais ces ferments | de pois, et d’haricots
S’étoffer sur velours, | satins, et calicots.
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Puis j’irais honorer | Balzac, son loupiot :
Rastignac, Birotteau, | Vautrin ou Goriot,
L’Humaine Comédie, | ses nids de loriots,
Avant d’assujettir | mon sort aux chariots.
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Plus tard, j’admirerais | la beauté, qui se grime,
Dont l’attrait embrase | le berger, qui l’estime.
J’entendrais le vacher, | qui continûment trime,
Quand le lourd brisement | soudainement le brime.
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Mais je fuirais ce gars, | qui sottement s’exprime,
En parlant des brigands, | des fripons, de leurs crimes,
Des shérifs, des adjoints, | et des chasseurs de primes,
Dont les mots ne sont que | calembredaine˽ et frime.
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Quelle˽ est incroyable | la saisie de l’Ouest,
Quand le colt domine | choléra, rage˽ et peste,
Et que le révolver | s’émeut à chaque geste,
Quittant l’étui, visant | et finissant le reste.
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Dans les tonnants saloons, | des outlaws aux doigts lestes
S’affrontent sur un air| hystérique˽ et funeste.
Dans les ranchs, éleveurs, | gauchos font la sieste,
Car la trêve˽ est comptée| pour tous les gens modestes.
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Dès l’aube, je suivrais | colons et instructeurs,
Afin d’assimiler | astuces d’éclaireurs,
D’ avoir la main haute| sur de bons conducteurs,
Et d’acquérir savoirs, | aptitudes, rigueurs.
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Sans remords, j’exclurais | terreurs, frayeurs, sueurs,
Serpentant et glissant | sous de faibles lueurs,
A l’approche des lynx, | et des loups prédateurs,
Distillant les craintes| par cris provocateurs.
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Conquérant, il faudrait, | que tu te souviennes,
Qu’entre dominateurs, | et tribus indiennes
Meurtries par les folies | d’armées prétoriennes
Les accords ne sont plus | douces méridiennes.
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Les vols et rapines | d’hordes miliciennes
Enfantent gangrène, | lèpre microbienne,
Lésant, sans nul égard, | harde˽ amérindienne,
Rongeant, et altérant | croyances anciennes.
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Bats ta coulpe, serval | aux instincts assoupis,
Qui grâce˽ à tes galons, | tuniques bleues, képis
A tué maints sioux | répandus sur tapis,
A pondu orphelins | et engendré champis.
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Combien d’apache, | de natchez, de tipi,
De cheyenne˽ au-delà | du grand Mississippi,
Ont connu réserves, | lieux aux puits croupis,
Qui ont contaminé | ces miséreux flapis.
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Quand d’une technique, | souvent ingénieuse,
Le clan américain| prit l’âme factieuse,
Le sachem s’endormit | aux racines des Rocheuses,
Et les arcs se turent | dans les prairies herbeuses.
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L’aigle blessé partit | vers cimes nébuleuses,
Et tous les wapitis, | aux richesses ligneuses,
Prirent, dans ces forêts | bien mystérieuses,
Leurs ambulations | souvent silencieuses.
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Où sont partis tarpans, | mustangs en cavalcade
Galopant pour jaillir | pendant les algarades,
Et ces champs de bisons, | toujours en promenade,
Patiemment escortés | par ces mouvantes peuplades.
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L’humeur du manitou | est demeurée en rade,
Le tomahawk s’ébroue |˽ en protée de bravade,
Le totem se sclérose |˽ en pantin de façade,
Hormis, le calumet | vacant pour la parade.
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Sigisbées comanches | ne battent plus campagne,
Depuis que les trappeurs | les ont conduits au bagne,
Dans l’âpre˽ Oklahoma | avec enfants, compagnes,
Mais, leurs soupirs planent | au-dessus des montagnes.
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Prisonniers astreints | à un fragment de pagne,
Esclaves dépouillés | de leur vie de cocagne,
Ils sont exterminés | par la mort, qui les gagne,
Minés par froid ou faim | qui s’éternise˽ et stagne.
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Sur ce sol des larmes, | en tout˽ hâte˽ et urgence,
Geronimo, Red Cloud, | soleils de l’indigence,
On a précipité| songes d’adolescences,
Sous les roues des carrosses, | convois et diligences.
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Au sein du panthéon, | mer des préexcellences
Les rivaux ont proscrit | le pouvoir d’ingérence,
Afin de se croiser, | en bonne˽ intelligence,
En faisant abstraction | des heurts et divergences.
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