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Extrait de mon prochain recueil bientôt disponible.
Les petits iris jaunes du marécage,
Cachés dans les grands joncs,
S’endorment dans la sérénité
De la nuit qui descend sans bruit.
Chahutées par un vent léger,
Les plumes rouges des Astilbes,
Accompagnées par les Solidagos,
Dansent avec une grâce délicieuse.
La brise plisse les eaux en sommeil,
Dessine des dentelles blanches sur les rives
Et des frissons par milliers sur ma peau.
Allongée dans l’herbe fraîche de juin,
Je pense à toi, à la douce chaleur de tes bras,
Au son de ta voix que je ne connais pas,
Toi, qui n’es qu’un rêve fait déjà mille fois...
Tiamaraa
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