|
Ne cherche pas à être pauvre, tu l'es.
Mais tu n'aimes guère cet état,
il te fait peur !
Alors tu ramasses des petits riens
que tu appelles « trésors ».
Il y en a dans tous les coins,
tu trébuches à chaque pas,
tu as besoin d'eux,
peu à peu ils t'oublient :
la poussière pour toute protection.
Beaucoup d'années se sont écoulées.
Un jour, tu as voulu les retrouver.
Un à un, tendrement, délicatement,
contre ton cœur les as posés
et tu cherchais, à chacun un espace, un lien.
Je les ai vus chanter,
luire et resplendir.
Et, toute cette joie t'animait, se mêlait à tes pas,
à tes rires, à tes soupirs.
Tu ne cherchais plus à tâtons.
J'avais peine à te suivre :
chaque seconde était d'or !

|