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🙆‍♀️🙏🙇‍♀️6 - La vestale

le lundi 27 mai 2019, à 15:43. Posté par FRANCOIS






    À vous, qui abordez mon atoll, havre de paix et de sérénité, je
    vous reçois avec respect et amitié comme des visiteurs de
    haute lignée.



    Glissez vos pieds nus sur cette plage de sable doux, déposez
    vos soucis et vos problèmes aux assises des mamelons jonchés
    de galets satinés,allongez-vous sur la grève, éteignez vos
    mirettes, offrez votre corps au soleil, abandonnez-vous aux
    chuchotements des flots.



    Vous pouvez séjourner dans mon île à loisir, y retourner selon
    votre plaisir,vous y ressourcer pour consoler y vos chagrins
    et vos peines, elle sera toujours ouverte aux colombes de
    passage, dont la vie a brisé les ailes.



    Ne soyez point frileux, mais téméraires, car toutes annotations
    dans mon livre d'or seront les bienvenues, exprimez-vous avec
    vos mots, ne craignez point les fautes d'orthographe, les erreurs
    de syntaxe, les règles de grammaire, car seule la valeur de
    votre pensée est importante à mes yeux.



    J'ai imaginé, qu'il était temps d'enfermer définitivement ma
    poésie intitulée : "Le Collaborateur" dans une cage fer.


    Toutefois je n'oublierais jamais les innombrables victimes
    innocentes des atrocités barbares et des idéologies racistes,
    je les laisse dormir,en paix, et je prie chaque jour pour le
    repos et le salut de leur âme.



    J'ai désiré enfanter une œuvre modeste littéraire, moins
    pessimiste, baptisée : "La Vestale", afin de glorifier la
    femme, dont la passion est sincère et limpide comme une
    cristalline, car ce sublime eau de source, car ce doux
    sentiment n'est point un délassement, mais l'offrande
    intégrale de soi,sans retenue, pudeur et calcul.



    Peut-on imaginer plus suprême bonheur, que deux cœurs, qui
    s'unissent dans une parfaite harmonie, et renaissent de leurs
    propres cendres à chaque aube nouvelle, tels les fabuleux
    Phénix, afin que leur indissoluble inclination grandisse plus que
    la veille jusqu'à leur dernier soupir.



    Lors de notre éphémère séjour terrestre, nous devons supporter
    de profuses ondées, tissées de larmes et de pleurs, et nous
    connaissons quelques radieuses éclaircies.



    Aussi, il est nécessaire de chérir et aduler l'être aimé de son
    vivant, car il n'est pire ineptie et ganacherie que de vouloir
    préserver les simulacres sous des couches de fard, et
    d'encenser celui-ci après son dernier sommeil par déférence
    envers d'artificieuses convenances, en mâchonnant des
    rancunes, balbutiant des regrets et ruminant des remords.



    Évidemment, il existe des gorgones et des harpies, aux esprits
    pervers et captieux, dont les magnifiques écrits qui ne sont que
    mensonges et perfidies, que des rets arachnéens consacrés à
    subjuguer leurs proies.



    La cruelle jouissance de ces méduses néfastes et impitoyables
    est de torturer et de tourmenter des rêveurs candides aux
    cœurs purs et loyaux,d'immoler leurs espérances et d'occire
    leurs confiances.



    Leurs âmes glaciales sont la copie conforme des sépultures
    morbides et pernicieuses et des mausolées aux somptueux
    marbres polaires.



    En fait, une propension sans espoir s'épuise et s'étiole en une
    interminable et atroce agonie, aussi si un jour, vous croisez sur
    votre chemin un couple de vieillards se tenant par la main, ou se
    donnant le bras, ne les accablez point de vos sarcasmes et
    quolibets, mais inclinez-vous révérencieusement devant eux,
    car vous aurez été les témoins fortunés de la prodigieuse
    déclaration du miracle de l'amour.



    L'on ne peut hélas supprimer tous les personnages ambivalents
    de la Commedia dell'arte, et il existera toujours un Arlequin
    facétieux, un Scaramouche, fanfaron et pleutre, un Matamore
    couard, un Pierrot pathétique et lunaire, une Colombine volage
    et capricieuse.



    Mes allégations ne sont point de nature misogyne contrairement
    à ce que présument certains de mes détracteurs.



    Pour moi, la femme restera toujours la plus exquise création de
    notre planète, elle est, depuis la nuit des temps, la source
    essentielle et primordiale de l'inspiration, et le berceau
    indispensable de la vie, et je ne pourrais concevoir une seconde
    de mon existence sans elle.



    Cependant j'éprouve un puissant courroux et un grand
    ressentiment envers ces fabuleuses sirènes et ces poupées
    diaboliques, qui jugent et considèrent, que tout leur est dû et
    permis au nom de leur fascinante et féroce beauté
    .


    J'ose espérer que cet écrit trouvera grâce à vos yeux, je le
    soumets à votre jugement et à vos critiques, car toute poésie
    n’est pas réservée seulement à un cénacle rétréci, mais doit
    demeurer une joyeuse invitation à la fête, une exhortation
    euphorique conduisant à des commémorations culturelles,
    durant lesquelles les petits pains de la connaissance et le vin
    de la concorde se partagent équitablement entre les convives.




    -----------------------------1--------------------------------


    Pareil au compositeur | devant des partitions,

    Grimées de clefs, symboles, | notes, indications

    Chaotiques, j’entreprends| faute d’inspirations,

    Des interprétations, | de maigres conceptions.


    ---------------------------2--------------------------------


    Parmi tous les registres, | albums ou dictionnaires,

    Il n’est point de prédicats, | ni cris de vocabulaires,

    Capables de transcrire | des procédés exemplaires

    Sans notions illusoires,| ou visions cométaires.


    -------------------------------3---------------------------------


    Tel le pinson du printemps, | fringotant le renouveau

    La lumière s’attarde |˽ au pied de ton berceau,

    Où des ondines filant | des passements au fuseau,

    Surveillent, par alternance, | le délectable cadeau.


    -------------------------------4-----------------------------------


    Dans cet univers sournois,| inondé d’incertitudes,

    En ce cosmos inconstant, | assailli d’inquiétudes,

    Où les damnés connaissent | les lourdeurs des solitudes,

    Surgissent des korrigans | aux sublimes aptitudes.


    -----------------------------------5-------------------------------------


    Jadis, aux saisons d'antan, | trouvères et troubadours,

    Aèdes médiévaux, | ambassadeurs des amours,

    Accompagnés de jongleurs, | saltimbanques, aux détours

    Des sentiers, subjuguaient | grâces, vénustés des cours.


    ----------------------------6-------------------------------------


    Ces rhapsodes incompris, | pendant des fêtes grivoises,

    Improvisant mélodies, | ou ritournelles courtoises,

    Pour de preux chevaliers, | aux croyances point matoises,

    Avaient des cœurs nitescents| d’améthystes, de turquoises.

    ---------------------------7-------------------------------------


    Ménestrel itinérant | entiché de liberté,

    Vièle sur le revers, | gibecière˽ au côté,

    J’aurais créé, pour nymphe, | tout un art agrémenté :

    Odes, rondeaux, virelais | commémorant ta beauté.


    --------------------------------8------------------------------------


    Mais, trouverais-je, un jour, | dans l’immense carrière,

    Un harmonieux granit, | d’excellente matière,

    Afin que mes doigts puissent, ¬¬| d’immortelle manière,

    Modeler ton buste˽ auguste | de sainte, de rosière.


    -----------------------------9-----------------------------------


    Minuscule renoncule | ˽à l’indicible candeur,

    Suprême ravissement | d’un girasol cajoleur,

    Ta corolle diaprée | frissonne, tout en douceur,

    Sous la caresse˽ infime | d’un soubresaut prometteur.


    -----------------------------10---------------------------------


    Quand la nuit diaphane | joint le séraphique pôle,

    Qu’un flot neptunien bat | la darce, la rade, le môle,

    En reine d’un feu sacré, | tu divinises ton rôle,

    Clamant ta fidélité, | garantissant ton contrôle.


    -----------------------------11---------------------------------


    Selon l’histoire˽ ancienne, | s’étirant comme le semple

    D’ une machine˽ à tisser, | qui s’anime˽ et se contemple,

    Au sein des divinités, | mentionnée pour l’exemple,

    Toi, suprême vestale | tu pérennises ton temple.


    ------------------------------12--------------------------------


    Nourri par la prêtresse, | glorifiée de respects,

    Ce flamboiement parfait, | dont les élégants reflets,

    Représentent la terre, | tes mystères, tes secrets,

    Effleure, du firmament, | les plus éloquents sommets.


    ------------------------------13-------------------------------------


    Dans le zéphyr goguenard | troublant, canulant les branches,

    Ta sublime coiffure, | te nimbe, te ceint de blanches

    Bandelettes préservant | sous flots de filets étanches

    L’éblouissante˽ harmonie | de tes magnifiques hanches.

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le lundi 27 mai 2019, à 18:35
Bonsoir François comme promis sur mon site je rends visite à votre poésie. Et bien je dois dire que j'ai beaucoup aimé pour son côté rafraîchissant et qui sort de l'ordinaire. ! Mais plus encore, on arrive on commence à lire et on se retrouve dans une certaine zénitude avec vos mots pour nous apporter une grande sérénité ! Un moment de relaxation que j'ai adoré ! Merci !
Belle soirée
Poétiquement
Debbie

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