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À vous, qui abordez mon atoll, havre de paix et de sérénité, je
vous reçois avec respect et amitié comme des visiteurs de
haute lignée.
Glissez vos pieds nus sur cette plage de sable doux, déposez
vos soucis et vos problèmes aux assises des mamelons jonchés
de galets satinés,allongez-vous sur la grève, éteignez vos
mirettes, offrez votre corps au soleil, abandonnez-vous aux
chuchotements des flots.
Vous pouvez séjourner dans mon île à loisir, y retourner selon
votre plaisir,vous y ressourcer pour consoler y vos chagrins
et vos peines, elle sera toujours ouverte aux colombes de
passage, dont la vie a brisé les ailes.
Ne soyez point frileux, mais téméraires, car toutes annotations
dans mon livre d'or seront les bienvenues, exprimez-vous avec
vos mots, ne craignez point les fautes d'orthographe, les erreurs
de syntaxe, les règles de grammaire, car seule la valeur de
votre pensée est importante à mes yeux.
J'ai imaginé, qu'il était temps d'enfermer définitivement ma
poésie intitulée : "Le Collaborateur" dans une cage fer.
Toutefois je n'oublierais jamais les innombrables victimes
innocentes des atrocités barbares et des idéologies racistes,
je les laisse dormir,en paix, et je prie chaque jour pour le
repos et le salut de leur âme.
J'ai désiré enfanter une œuvre modeste littéraire, moins
pessimiste, baptisée : "La Vestale", afin de glorifier la
femme, dont la passion est sincère et limpide comme une
cristalline, car ce sublime eau de source, car ce doux
sentiment n'est point un délassement, mais l'offrande
intégrale de soi,sans retenue, pudeur et calcul.
Peut-on imaginer plus suprême bonheur, que deux cœurs, qui
s'unissent dans une parfaite harmonie, et renaissent de leurs
propres cendres à chaque aube nouvelle, tels les fabuleux
Phénix, afin que leur indissoluble inclination grandisse plus que
la veille jusqu'à leur dernier soupir.
Lors de notre éphémère séjour terrestre, nous devons supporter
de profuses ondées, tissées de larmes et de pleurs, et nous
connaissons quelques radieuses éclaircies.
Aussi, il est nécessaire de chérir et aduler l'être aimé de son
vivant, car il n'est pire ineptie et ganacherie que de vouloir
préserver les simulacres sous des couches de fard, et
d'encenser celui-ci après son dernier sommeil par déférence
envers d'artificieuses convenances, en mâchonnant des
rancunes, balbutiant des regrets et ruminant des remords.
Évidemment, il existe des gorgones et des harpies, aux esprits
pervers et captieux, dont les magnifiques écrits qui ne sont que
mensonges et perfidies, que des rets arachnéens consacrés à
subjuguer leurs proies.
La cruelle jouissance de ces méduses néfastes et impitoyables
est de torturer et de tourmenter des rêveurs candides aux
cœurs purs et loyaux,d'immoler leurs espérances et d'occire
leurs confiances.
Leurs âmes glaciales sont la copie conforme des sépultures
morbides et pernicieuses et des mausolées aux somptueux
marbres polaires.
En fait, une propension sans espoir s'épuise et s'étiole en une
interminable et atroce agonie, aussi si un jour, vous croisez sur
votre chemin un couple de vieillards se tenant par la main, ou se
donnant le bras, ne les accablez point de vos sarcasmes et
quolibets, mais inclinez-vous révérencieusement devant eux,
car vous aurez été les témoins fortunés de la prodigieuse
déclaration du miracle de l'amour.
L'on ne peut hélas supprimer tous les personnages ambivalents
de la Commedia dell'arte, et il existera toujours un Arlequin
facétieux, un Scaramouche, fanfaron et pleutre, un Matamore
couard, un Pierrot pathétique et lunaire, une Colombine volage
et capricieuse.
Mes allégations ne sont point de nature misogyne contrairement
à ce que présument certains de mes détracteurs.
Pour moi, la femme restera toujours la plus exquise création de
notre planète, elle est, depuis la nuit des temps, la source
essentielle et primordiale de l'inspiration, et le berceau
indispensable de la vie, et je ne pourrais concevoir une seconde
de mon existence sans elle.
Cependant j'éprouve un puissant courroux et un grand
ressentiment envers ces fabuleuses sirènes et ces poupées
diaboliques, qui jugent et considèrent, que tout leur est dû et
permis au nom de leur fascinante et féroce beauté
.
J'ose espérer que cet écrit trouvera grâce à vos yeux, je le
soumets à votre jugement et à vos critiques, car toute poésie
n’est pas réservée seulement à un cénacle rétréci, mais doit
demeurer une joyeuse invitation à la fête, une exhortation
euphorique conduisant à des commémorations culturelles,
durant lesquelles les petits pains de la connaissance et le vin
de la concorde se partagent équitablement entre les convives.
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Pareil au compositeur | devant des partitions,
Grimées de clefs, symboles, | notes, indications
Chaotiques, j’entreprends| faute d’inspirations,
Des interprétations, | de maigres conceptions.
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Parmi tous les registres, | albums ou dictionnaires,
Il n’est point de prédicats, | ni cris de vocabulaires,
Capables de transcrire | des procédés exemplaires
Sans notions illusoires,| ou visions cométaires.
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Tel le pinson du printemps, | fringotant le renouveau
La lumière s’attarde |˽ au pied de ton berceau,
Où des ondines filant | des passements au fuseau,
Surveillent, par alternance, | le délectable cadeau.
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Dans cet univers sournois,| inondé d’incertitudes,
En ce cosmos inconstant, | assailli d’inquiétudes,
Où les damnés connaissent | les lourdeurs des solitudes,
Surgissent des korrigans | aux sublimes aptitudes.
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Jadis, aux saisons d'antan, | trouvères et troubadours,
Aèdes médiévaux, | ambassadeurs des amours,
Accompagnés de jongleurs, | saltimbanques, aux détours
Des sentiers, subjuguaient | grâces, vénustés des cours.
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Ces rhapsodes incompris, | pendant des fêtes grivoises,
Improvisant mélodies, | ou ritournelles courtoises,
Pour de preux chevaliers, | aux croyances point matoises,
Avaient des cœurs nitescents| d’améthystes, de turquoises.
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Ménestrel itinérant | entiché de liberté,
Vièle sur le revers, | gibecière˽ au côté,
J’aurais créé, pour nymphe, | tout un art agrémenté :
Odes, rondeaux, virelais | commémorant ta beauté.
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Mais, trouverais-je, un jour, | dans l’immense carrière,
Un harmonieux granit, | d’excellente matière,
Afin que mes doigts puissent, ¬¬| d’immortelle manière,
Modeler ton buste˽ auguste | de sainte, de rosière.
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Minuscule renoncule | ˽à l’indicible candeur,
Suprême ravissement | d’un girasol cajoleur,
Ta corolle diaprée | frissonne, tout en douceur,
Sous la caresse˽ infime | d’un soubresaut prometteur.
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Quand la nuit diaphane | joint le séraphique pôle,
Qu’un flot neptunien bat | la darce, la rade, le môle,
En reine d’un feu sacré, | tu divinises ton rôle,
Clamant ta fidélité, | garantissant ton contrôle.
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Selon l’histoire˽ ancienne, | s’étirant comme le semple
D’ une machine˽ à tisser, | qui s’anime˽ et se contemple,
Au sein des divinités, | mentionnée pour l’exemple,
Toi, suprême vestale | tu pérennises ton temple.
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Nourri par la prêtresse, | glorifiée de respects,
Ce flamboiement parfait, | dont les élégants reflets,
Représentent la terre, | tes mystères, tes secrets,
Effleure, du firmament, | les plus éloquents sommets.
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Dans le zéphyr goguenard | troublant, canulant les branches,
Ta sublime coiffure, | te nimbe, te ceint de blanches
Bandelettes préservant | sous flots de filets étanches
L’éblouissante˽ harmonie | de tes magnifiques hanches.
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