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Félicie n'aime plus son mari,
Félicie est partie,
comme cela, d'un coup de tête !
Lui, il reste là tout seul,
il a froid
de sa plate-forme indestructible,
il observe l'horizon :
c'est un mur, un grand mur.
Je suis en prison crie-t-il !
Au secours !
Une petite souris apparaît, s'arrête un instant
puis repart.
Le silence, c'est le vide
et dans sa tête « Félicie ».
Il l'appelle, il crie son nom,
en vain,
Félicie est partie …
Alors dans son cœur, il arrache ses moments de bonheur,
il prend sa serpe, sa hache,
il coupe, il tranche,
recroquevillé
dans son cocon, il se fait petit, si petit !
Je t'aime Félicie dit sa toute petite voix.
Deux yeux le regardent, il se redresse.
Un grand souffle l'abreuve : Dieu l'aime !
Où est donc Félicie ?
Qu'a-t-elle dans la tête ?
... elle n'en peut plus
d'attendre et d'espérer
… un baiser … ce baiser-là, ce regard-là, cette parole-là !
Elle est ici près du ruisseau,
ses yeux s'embrument,
et elle pleure doucement,
elle pleure ses nuits perdues,
sa parole bafouée,
son horizon bouché.
Son cœur vide ;
Félicie et Timothée
deux rues ne se croiseront plus,
deux visages qui ne se rencontreront plus.
Ô Amour sans retour !
Qu'as-tu fait de ta parole ?
Il faudra réapprendre à marcher.

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