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En écoutant les stries de l'oiseau,
Je sens ta présence qui fait défaut,
Quand se range de la faux le foin coupé
Et qu'en avalanche , il se trouve au grenier.
Etendue d'herbe de rosée arrosée,
Le pré fleuri se recouvre de vert,
Et je savoure l'azur , couchée , la tête à l'envers,
S'égraine le jour en ses divers parcours.
Se suit le sentier poétique
Ainsi que ses vers magiques
Qui prolifèrent dans l'air,
Tandis que la lumière m'éclaire.
Cascadent mes mots choisis,
Recherchant l'infini d'yeux approbateurs,
Je laisse filer la plume dans l'atmosphère.
Prenant les contours fleuris de la terre.
Oui , je vis , je respire l'air
Et je compose aussi des vers,
Dans la joie , la liesse
Avec le soleil pour caresses.
Je traverse du regard les champs
Qui ondulent dans le doux vent plongeant
Dans le blé ondulant dans la clairière,
Je souris à la vie et à la rivière
Qui dévale lentement son lit,
Elle se consacre toute entière
Aux reflets d'argent de truites
Sinuant dans le courant.
Les frondaisons sont de saison,
Du vert tendre à n'en plus finir
Et du vert souligné pour garnir
Les cimes de ces arbres séculaires.
Et moi je rêve à l'ultime moment
Celui qui restera attaché au regard,
Et où défileront mes souvenirs
Perdus dans l'infinité apportée par la vie.
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