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C'est un passage, un abandon.
Il y a longtemps qu'elle m'habite,
je ne la fuis plus,
inquiétude du présent,
de l'accomplissement
mais le Temps est au Temps.
Si tu n'as pas compris l'Amour,
tu ne comprendras pas la mort.
Le corps est cette énergie qui l'habite
qui n'est qu'une,
elle se dit : la Vie.
Coule en toi, en moi,
ne la romps pas,
lien de la Terre, planètes et étoiles
et puis le ciel :
Dieu, l'Énergie suprême autour Duquel, nous gravitons.
Grand honneur que la Vie,
celui de connaître, de te rencontrer
Ô homme ! Semblable à moi
qui ne me connais pas.
Je suis si pauvre, mais si plein d'espérance !
La parole me trompe, elle me trouble,
mais tu n'aimes pas le silence.
Mon regard se veut, mais il ne peut !
Je te tends la main, que puis-je faire d'autre ?
Un jour en habit blanc : tu sais celui de mon baptème.
Ce ne sera pas triste : je te quitte un moment.

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