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Grisée,
le corps froid,
le regard embué,
mon cerveau apesanti.
Ton cœur pleurait, car tu m'aimais.
La peur peu à peu me gagnait,
l'écheveau est opaque.
Je t'invoquais, Ô fée d'aurore,
Ariane des ténèbres.
Il fallait lire ton regard :
dureté, non fermeté,
pitié, non compassion.
Je n'avais pas raison
et tu le savais bien.
J'ai attendu des hivers et des automnes
moroses et sans vie,
jusqu'à ce beau matin d'été :
les magnolias resplendissaient.
Je rencontrais ton regard,
il était bleu et noir
et j'y lisais la joie.
Le pardon était là et, il existait donc !
Aujourd'hui mon sourire et le tien
ne font plus qu'un ?
Un quiproquo. 
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